Hippophagie
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* AFP Vieux chevaux Des vétérinaires veulent une réglementation pour « éviter des scandales »
Caen, 1 sept 2014 (AFP) - Le président de l'association vétérinaire équine française (Avef) a plaidé lundi pour la mise en place d'une filière réglementée permettant à davantage de chevaux en fin de vie d'entrer dans la chaîne alimentaire.
   « Si on veut éviter dans les années à venir, si ce n'est dans les mois à venir, de nouveaux scandales (...) il faut régler le problème des chevaux en fin de vie », a dit Jean-Yves Gauchot lors des premières assises de la filière équine organisées lundi à Caen par Ouest-France.
   « C'est se masquer, c'est être irresponsable que de dire "on ne mange pas les chevaux de sport" », a-t-il ajouté. « Aujourd'hui, si un propriétaire décide que son cheval ne finira pas à l'abattoir, la réglementation veut que ce soit irréversible, alors que ce n'est pas forcément le même propriétaire qui aura le cheval en fin de vie », a expliqué à l'Afp Eric Vigoureux, président de la Fédération de la boucherie hippophagique de France (Fbhf) après une intervention lors de ces assises.
   La Fbhf plaide ainsi pour que « chaque propriétaire puisse changer la destination de son cheval au bout de six mois, si le cheval correspond bien aux normes sanitaires ».
   « Les Français importent deux tiers de leur consommation et, de l'autre côté, on a des chevaux qui meurent dans des mouroirs », a renchéri Dominique de Ballaigue, président de l'institution Le Trot français.
   « Les crises économiques ont fait que des gens qui avaient des chevaux, souvent, ne peuvent plus les entretenir », explique à l'Afp le président de l'association vétérinaire équine française, ni se payer un « coûteux » équarrissage. Or « tous les scandales qu'on a vus, ce sont des trafiquants de chevaux qui vont exploiter la crédulité de certains en leur disant "je vous promets sur l'honneur qu'au grand jamais votre cheval n'ira à l'abattoir" et c'est faux », poursuit-il.
   Cela alimente un marché noir de la viande de cheval au détriment de la traçabilité, estime Jean-Yves Gauchot. Pour lui, alors que les chevaux « sont surmédicalisés aujourd'hui », « il faut mettre en place des sas de blanchiment pour que l'animal redevienne propre à la consommation. Il faut trouver des structures où pendant six ou huit mois - un délai à définir - le cheval ne mange que de l'herbe ». « On n'aura plus de scandale de viande de cheval car on aura une vraie traçabilité », pense-t-il.
AFP


* AFP - Alimentation: risque sanitaire sur des chevaux importés d'Amérique - 13-03-2014
   Paris (AFP) - Des chevaux provenant des Etats-Unis, du Canada, du Mexique, d'Uruguay et d'Argentine, dont la viande est vendue dans des supermarchés en France, comportent des risques sanitaires et sont victimes de maltraitance, ont affirmé jeudi des associations de défense des animaux.
   Ces chevaux sont émaciés, malades, blessés, et certains ont reçu de fortes doses d'anti-inflammatoire, révèle une enquête réalisée en 2012 et 2013 sur les marchés aux enchères, dans les stations de collectes, dans les enclos d’exportation, aux frontières, aux points de contrôles vétérinaires, dans les feedlots (parc d'engraissements intensifs) et les abattoirs.
   "En plus du traitement inacceptable des chevaux, l'utilisation de phénylbutazone, ou d'autres substances dangereuses interdites dans l'UE, est courante et plusieurs chevaux ayant reçu cet anti-inflammatoire ont été tracés jusque dans les abattoirs canadiens", déplore Brigitte Gothière, de l'association L214; Celle-ci a mis en ligne (www.L214.com) "des vidéos de nombreux chevaux avec des plaies ouvertes, des yeux crevés, des membres déboîtés ou cassés, laissés sans soin; d'autres, morts, en décomposition, dans les feedlots".
   L'association L214 "demande aux grandes surfaces de cesser de commercialiser de la viande chevaline en provenance des Amériques pour ne pas contribuer à maintenir le système en place et à faire subir aux animaux des traitements cruels, illégaux en Europe". Au moins 60 % de la viande chevaline importée en France provient du continent américain.
   Pour mener son enquête dans ces pays fournisseurs de viande de cheval, L214 s’est associée à d'autres associations: Tierschutzbund Zürich (TSB/ AWF), Animals Angels’ USA, GAIA et Eyes on Animals.

- Pas de carnet de suivi -
   Selon elles, en 2012, 82.000 chevaux ont été abattus au Canada pour la consommation humaine. Environ 70% d’entre eux venaient des Etats-Unis (où les abattoirs ont été fermés en 2007). Ces équidés étaient d’anciens chevaux de course, de promenade et de travail et ont été achetés sur des marchés aux enchères par des maquignons.
   Les images postées sur le site de L214 montrent des centres de rassemblement regroupant des milliers de chevaux exposés à la neige et au grand froid au nord, tandis qu'au sud, le soleil est impitoyable pour ces animaux laissés sans abri.
   Dans la plupart de ces pays, les chevaux ne sont pas mangés et ne sont pas considérés comme de la nourriture potentielle. En Argentine, le plus grand exportateur de viande de cheval au monde, une loi interdit même leur commercialisation. Les propriétaires ne sont pas alertés sur le fait que les animaux dont ils ont la charge finiront dans des assiettes. Il n'existe pas non plus de législation qui impose un carnet de suivi de l'animal (livret signalétique).
   D’après les statistiques de 2012, la France a importé 16.900 tonnes de viande de cheval, pour une valeur de plus de 66 millions d’euros. Les principaux fournisseurs sont le Canada (4.100 t), la Belgique (2.091 t), l’Argentine (1.742 t), le Mexique (1.776 t) et l’Uruguay (1.730 t).
   Selon cette enquête, la production totale de viande chevaline française s’élève à 7.080 tonnes. Les Français ont consommé en 2011 environ 290 grammes de viande de cheval par habitant et par an, une consommation qui a baissé de 42% en 10 ans.

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La Lettre : Certaines associations mènent des campagnes virulentes contre l'élevage des animaux domestiques. Elles présentent toutes une apparence charitable.
   Ces bons sentiments restent cependant très limités puisqu'elles utilisent les plus viles pratiques de la désinformation et de la généralisation de certains défauts relevés chez certains et présentés comme étant généraux.
   Le succès de leurs activités aurait pour conséquence la fin de tous les élevages.
   S'il n'y a plus d'élevage, il n'y aura plus d'animaux domestiques.
   Cette absence est très grave, car les activités des animaux que nous utilisons pour travailler ou pour notre alimentation vont désorganiser gravement nos lieux de vies et mettre en péril sa perpétuation et la nôtre par conséquent.
   Détruire ce qui a demandé plusieurs siècles pour se constituer est l'effet d'un dérèglement grave de l'instinct de survie.
   Ces organismes s'ils disposaient d'un minimum de connaissances scientifiques et d'observation de la nature, pourraient être réellement utiles s’ils s'en tenaient à combattre les turpitudes de certains groupes d'humains et à commencer par eux-mêmes.

   La méconnaissance réelle ou feinte des réalités bouchères équines permet d'écrire et de livrer à lire dans un journal un mélange organisé de certaines turpitudes.
Écrire des sottises c'est beaucoup plus facile que de lutter tous les jours pour sauver une diversité animale en grand danger.

Pour alimenter la Lettre, nous étudions journellement les réalités du moment.
   Nous en dégageons des informations qui servent d'ossatures à une éventuelle organisation nouvelle qui serait susceptible de rentabiliser un ensemble d'élevages et d'industries d'accompagnement.
   Un animal paria est assuré de disparaître à court terme. C'est inéluctable.


* Le Bien Public Dijon " Mangez local, mangez du cheval" le 12/01/2013
   Fin de matinée à la boucherie de Christophe Creniaut, sous les Halles. Une dame demande un steak haché de cheval « dans le faux-filet ». « Niveau goût, c’est le meilleur », assure-t- elle, ­convainquant du coup le client suivant d’en faire de même.

Un métier tabou
   Au-dessus des quelques mètres carrés où s’affairent le boucher et sa femme, un panonceau annonce : “Mangez local, mangez du cheval”. Sur l’étal, joue, mortadelle et andouille de cheval côtoient saucisson d’âne, andouillette de veau ou pâté en croûte de pintade aux morilles. Car la boucherie chevaline est également spécialisée en charcuterie chevaline et produits ­tripiers.
   « Nous faisons un métier dont il est difficile de faire la publicité à haute voix. Les gamins n’osent pas dire à l’école que leurs parents vendent de la viande de cheval. C’est trop mal perçu, car c’est l’animal de compagnie par excellence », confie Christophe Creniaut qui détaille : « Je travaille avec des éleveurs de Côte-d’Or et de Saône-et-Loire. J’achète les chevaux sur pieds – ils ne gardent pas les bêtes trop caractérielles – et je les fais abattre à l’abattoir de Beaune. Je découpe mes carcasses, je les prépare de A à Z et je fais transformer ma charcuterie dans le Jura ».
   Le boucher, installé sous les Halles depuis bientôt neuf ans, est présent les mardis, jeudis, vendredis et samedis. Il explique : « Il y a différentes viandes de cheval, du poulain de moins de douze mois au cheval adulte qui, plus il est vieux, meilleur il est ». Les morceaux forts, qui feront le bonheur des amateurs, sont l’entrecôte et la hampe. Sans parler du tartare de cheval au couteau, coupé à la demande : “la Rolls” des friands de viande. Pour ceux qui souhaitent goûter pour la première fois du cheval, Christophe Creniaut conseille des morceaux moins goûteux : « On peut prendre dans tout ce qui est macreuse ». Tandis que les pièces à rôtir se choisiront dans le filet ou rumsteck. « La viande de cheval est toujours tendre et très riche en fer, donc très bonne pour la santé », souligne le boucher qui déplore la disparition de son métier. « Avant, il y avait huit boucheries chevalines à ­Dijon. Je suis le dernier du département. »
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Gastronomie Recette du civet de cheval 12/01/2013
   Pour quatre personnes. Préparation : 30 min. Cuisson : 1 h 30. Marinade : deux jours.

Ingrédients : 800 g d’aiguillette baronne de cheval en morceaux de 3 x 3 cm ; une cuillère à soupe bombée de farine ; 200 g de lardons gras ; sel, poivre et beurre. Pour la marinade : une bouteille de vin rouge ; trois oignons cloutés de girofle ; trois gousses d’ail ; un bouquet de persil ; sept grains de poivre ; sept grains de genièvre et deux feuilles de laurier. Préparer la marinade, immerger la viande pendant 48 heures. Dans une cocotte, faire revenir les lardons, puis saisir vivement les morceaux de viande préalablement essuyés. Saupoudrer de farine et mélanger avec une spatule en bois. Ajouter la marinade. Cuire à couvert 90 min. Déposer la viande dans un plat de service chauffé. Au besoin, réduire la sauce et la lier d’un léger beurre manié.

  

mardi 02 septembre 2014