Trait Boulonnais
Extraits de la Presse

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 La Voix du Nord-22 janv. 2015 Boulonnais :
* Samer : combien coûtera vraiment la Maison du cheval boulonnais
   Le projet de Maison du cheval boulonnais, destinée à sauvegarder cette race locale, a été initié il y a près de quatre ans par la communauté de communes de Desvres - Samer. Alors que son financement est en phase de bouclage, des voix s’élèvent contre l’envolée du coût de la structure. Voilà combien elle coûtera vraiment.

- La Maison du cheval boulonnais sera implantée à Samer pour préserver cette race spécifique au territoire.VDN
   Combien coûtera vraiment la Maison du cheval boulonnais à la communauté de communes de Desvres-Samer ? Depuis la formation du groupe minoritaire «Alternative» au sein du conseil communautaire, de plus en plus de voix s’élèvent contre ce projet qui doit permettre de préserver la race boulonnaise, pourtant déjà bien avancé.

- Près de 5 millions d’euros TTC d’investissement
   Pourtant, la communauté de communes assure être toujours bien soutenue par les financeurs publics. En tout, cette Maison du cheval boulonnais, qui devrait voir le jour à Samer en 2016, représente un investissement de 4 millions d’euros hors taxes, près de 5 millions toutes taxes comprises. Mais Lionel Rouillé, chargé du développement et de l’urbanisme à la communauté de communes, souligne que le projet « bénéficiera de grosses subventions de l’État, de la Région et du Département ». Le FNADT, fonds national pour l’aménagement et le développement du territoire, a attribué 750000€ à la Maison du cheval. La Région doit toujours verser 2 millions d’euros et le conseil général, 500000€. Des fonds qui ne sont pas hypothétiques, assure Lionel Rouillé, car « nous avons les conventions de financement ».

- Coût de fonctionnement prévu : 400000 €
   Ce qui ferait 1750000€ restant à la charge de la collectivité. Mais Lionel Rouillé souligne que le coût final sera très probablement moindre : les demandes de subventions ne sont pas encore toutes clôturées. « O n attend encore la réponse de la préfecture de région. »
   Quant au coût de fonctionnement, un budget de 400000 € annuels est prévu. La Maison du cheval boulonnais devrait créer cinq emplois directs et une dizaine d’emplois indirects, selon les prévisions de la communauté de communes.

- Les activités prévues
- formation aux métiers du cheval et services hippomobiles (notamment cocher professionnel avec la MFR de Samer)
- valorisation des jeunes chevaux Boulonnais : débourrage, éducation et commercialisation
- reproduction équine et soutien à l'élevage : pépinière de reproducteurs, station de monte, rassemblement de poulinières, conservation du capital génétique,

- Poulinages ...
- Centre de ressources et d'ingénierie pour le développement du marché du cheval territorial
- Accueil d’entreprises équestres et paraéquestres : locaux commerciaux, permanences de vétérinaires, écuries et aires de travail des chevaux mutualisés...
- Tourisme et loisirs : point central des itinéraires de randonnée équestre, restaurant thématique, animations, découverte du cheval Boulonnais, circuits de visite et de promenade, compétitions d’attelage, shows d’élevage...

* Notre commentaire :
   La Lettre commentera dans l'article générale concernant cette malheureuse race.i

La Voix du Nord - Région > Boulogne et ses environs > Samer
* Un cheval boulonnais noir, à Samer, ça fait causer et ça ne plait pas à tout le monde... Publié le 26/09/2015 Bertrand SPIERS.

   Passionné lui-aussi de cheval boulonnais, Thierry Boucher, éleveur normand, s’est présenté hier au concours avec deux produits d’une belle robe noire. Deux éta-lons issus par croisement, dont l’un a demandé un long travail de sélection.

Comment en est-on arrivé là ?
   Vidocq et Charlie, attelés et montés quotidiennement en Seine maritime, sont à l’image de ce qu’étaient leurs ancêtres. La robe blanche ou pommelée majoritaire aujourd’hui découle de l’usage du chasse-marée. « Le cheval blanc est plus facile à repérer la nuit ».
   La robe noire n’est pas contraire à la race, même si cette couleur ne plaît pas à tout le monde. « Des chevaux boulonnais noirs ? Pour quoi faire ? Pour tracter un corbillard ? », lançait un éleveur surpris par cette entorse à la coutume.

« On se demande s’ils veulent vraiment sauver le cheval boulonnais »

   Autre sujet, la sauvegarde de la race. Si la viande chevaline est devenue l’un des principaux débouchés de la race boulonnaise, certains éleveurs refusent par amour des chevaux d’y souscrire.
   Philippe Peuvion, à Bazinghen, est de ceux-là. L’éleveur, qu‘on a vu dans le film de Bruno Dumont (1) l’an dernier sur Arte, élève une vingtaine de chevaux. Cela remonte à son grand-père et même au-delà. « J’ai toujours connu les chevaux à la ferme. »
   Une passion coûteuse car l’élevage est une activité à fonds perdus. « Je refuse de mettre mes poulains à la boucherie même si l’an dernier, je me suis séparé de quatre vieilles juments ainsi. Je préfère les vendre pour l’attelage ou les loisirs ».

   Philippe Peuvion en vend même de temps en temps à l’étranger. « J’ai vendu comme ça un étalon en Bulgarie. Et deux mâles de 2 ans en Sicile l’année dernière... »

« Venir ici, ça me coûte de l’argent, c’est clair »
   Philippe Peuvion est venu cette année avec un seul étalon, Bingo. Mais il critique l’absence de primes, contrairement aux années précédentes. « Venir ici, ça me coûte de l’argent, c’est clair. C’est deux jours et demi de travail, 100 € de gasoil et au final, rien ! Alors quand on voit ce qu’ils vont dépenser ici avec la Maison du Cheval, on se demande s’ils ont vraiment l’intention de sauver la race boulonnaise... »

* Notre commentaire :
   Vidoq du Frutil est classé 2éme sur deux dans le livre B.
   Ce que montre la photo de la Voix du Nord (Il manque les membres) laisse voir un cheval qui correspond bien au type Boulonnais.
   Le premier que je n'ai pas vu est le descendant d'une poulinière de race Boulonnais et d'un étalon de race Arabe.
   Si on tient compte de la politique bouchère affichée et avouée par le S.H.B., ce produit est très précisément l'inverse de ce que cherche à produire cette race.
   Le Boulonnais est une race qui a comme caractéristique d'être éveillée. Il est donc inutile de lui rajouter une nervosité supplémentaire transmise par la race Arabe.
   En clair, dans le livre B, on y fait n'importe quoi.
   C'est malheureusement une des caractéristiques de la politique ou de son absence de cette race.

  
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 dimanche 18 octobre 2015