Daniel Wantz


Si nous souhaitons voir le cheval de trait revenir au travail, il est indispensable d'en créer le besoin.
Ceux qui pourraient éventuellement l'utiliser, l'ignorent.
On peut le leur dire. Ce sera certainement sans suite.
Les personnes qui peuvent décider d'utiliser ce mode nouveau, utilisent couramment des véhicules automobiles.
Leur perception du cheval se borne au cheval de selle ou de course.
Le cheval de trait ne se rencontre pas à tous les coins des rues. Il se montre rarement à la télé, et rarement à son avantage.
La solution la meilleure est de le montrer en situation et de créer ainsi un support d'une envie.


Voir aussi : l'annuaire des spécialistes


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Généralités    
Activités sociables Animal de compagnie chez un particulier   Réinsertion des jeunes en difficultés
Activités économiques Activités artistiques - parade - spectacles - Boucherie -  Club hippique -  Équitation -  Débardage - Hallage péniches - Lait -  Élevage -  Paysagiste Traction et portage agricoles et horticoles -  Traction en agglomérations -  Traction touristique et de loisir
Les moyens  Les machines modernes adaptées -    
Activités militaires  
Conclusions pratiques Modifications physiques indispensables pour le cheval au travail - Remise en conditions physiques du cheval au travail - Vulgarisations, publicités.
Les réalités Chevaux de trait au travail - Succès contesté - cheval de trait contre clé de contact - le cheval - L'information -     

Les fonctions pouvant être confiées aux chevaux de trait (002 - 17-05-2005)    

-ooOoo-

* Préambule : 
   Le retour du cheval de trait dans les activités économiques de notre pays est une opération intéressante pour le cheval mais également pour l’homme moderne. 
   Les chevaux de trait vont conquérir une place dans le patchwork économique national. Elle restera dans le meilleur des cas, fort réduite. 
   Elle ne dispensera pas de l’élevage alimentaire pour la boucherie. 
   Le cheval va ainsi revenir au contact de l’homme qui, dans son évolution moderne, s’éloigne de la nature et a une forte tendance à l’oublier. De toutes façons, il ne la comprend plus. 
   Le cheval va devenir, dans certains cas, une liaison citadine entre l’homme et ses origines naturelles. 
   Le retour au travail du cheval de trait est ou devrait être une sorte de symbiose entre l’homme et l’animal. 

   Mais auparavant, il faut se réorganiser pour en assurer un retour harmonieux. 

   Ceci sous-entend de maîtriser les diverses capacités des neuf races de chevaux de trait. 
   Avant toute chose, il faut en connaître les avantages et les inconvénients. Il faut donc abandonner les actes de foi ronéotypés où les neuf races ont toutes les mêmes qualités et pas de défauts. 

Les réalités sont toutes autres. 
   Les chevaux de trait sont tous à faibles effectifs. Ils descendent de géniteurs en nombre incroyablement restreint. Il sont tous plus ou moins consanguins. 
   Phénomène qui a été aggravé pour certains par un manque de sagesse et d’ordre dans la reproduction. 
   Les conséquences en sont une baisse catastrophique de la natalité. On rencontre alors des difficultés dans l’insémination, des poulains morts-nés ou difformes. 

   Certaines races ont été alourdies pour un meilleur rendement boucher. 
   La quantité de viande a augmenté, les autres critères n’ont pas été modifiés. 
   L’alourdissement génère chez certains des inconvénients au niveau des articulations. 
   L’alourdissement est un handicap pour un animal tracteur qui va devoir déjà perdre de l’énergie musculaire à se tracter lui même. 
   La perte d’énergie s’accompagne par une augmentation brutale et dangereuse du métabolisme. 
   Il y a alors à craindre l’accident cardiaque. 

   Donc, l’élevage devra effectuer rapidement un retour en arrière et alléger autant que faire se peut une partie du cheptel. 
   Les races qui n’ont pas été alourdies disposent là d’un atout qui équivaut à un énorme gain de temps. 

   Attention au respect du choix de la race régionale qui finalement ne conviendrait pas. 
   Un cheval qui reste à l’écurie parce qu’il est malade ne rapporte plus rien et coûte très cher. Le vétérinaire n’est pas un philanthrope et il n’est pas capable de modifier la nature profonde de l'inadéquation d’un animal et d'une tâche qu’il ne peut plus physiquement remplir. 

   Aujourd’hui, la mode est à un allègement très conséquent. Les goûts se tournent vers les activités de loisirs. 
   Malheureusement, la place est déjà prise. Pourquoi tenter de concurrencer des races plus légères bien adaptées ? 

   Les races les plus lourdes devraient plutôt être allégées en vue de leur retour à un travail de traction en ville ou dans les champs. 
   Là, ils donneront satisfaction puisqu’ils vont correspondre au travail souhaité. 

   Certaines races disposent au départ des atouts pour être attrayantes dans ce renouveau. Elles n’étaient pas jusqu’alors particulièrement appréciées. 
   Elles ont par chance échappé à l’alourdissement boucher. Elles ont une belle carte à jouer. 

   Le Poitevin-mulassier qui, en dehors de la production d’une mule exceptionnelle, n’a pas une image de marque inoubliable en dehors de son physique, n’a pas subi les modifications bouchères. Il a là certainement but à moitié atteint . 

   Il devrait faire l’objet d’une promotion réellement efficace dans ce sens.



Activités sociales  
- Animal de compagnie chez un particulier :
   Une meilleure vulgarisation va induire des achats par des particuliers.
   Il en existe déjà. Ce sont généralement des «amoureux» du cheval de trait qui disposent de la place nécessaire pour l’accueillir.
  
Cette solution, en se démocratisant, va créer des maltraitances comme pour d’autres animaux achetés pour vivre à coté de l’homme. Certains ne seront que le produit d’un échange d’un paiement contre le titre de propriété sur un animal. Aucun contrôle de connaissance minimum n’est exigé.
   Or, le cheval de trait n’est pas aussi rustique qu’on veut bien le dire.
   C’est un animal fragile qui nécessite, pour l’entretenir convenablement, des connaissances techniques.

- Réinsertion des jeunes en difficultés :
   Oui, peut-être, pourquoi pas.


Activités économiques 

* Activités artistiques, parade, spectacles :


Haras d'Hennebont 2005 Y monter c'est difficile. Mais le plus dur c'est d'y rester.

* Activités artistiques, parade, spectacles :
   Le physique avantageux du cheval de trait le prédispose à une utilisation de prestige.
   Sa masse imposante met tout particulièrement en valeur des cavaliers et cavalières en costumes ou toilettes.
   Un harnachement approprié à une traction de véhicules prestigieux font un ensemble harmonieux.
   Cette frêle jeune fille à coté du "gros" extrait du spectacle de "La Ferme du Cheval de Trait" est extraordinaire.

Salon du cheval de Paris 2004, Dame Martine sur un jeune et bel étalon boulonnais

Extrait du spectacle de la Ferme du Cheval de Trait

- Boucherie
  
Il y a des consommateurs en France puisque cette viande est vendue dans les grandes surfaces. Ces commerces ne sont pas philanthropiques. Ils ne commercialisent que les produits qui sont achetés.
  
Les étals ou sont proposés les produits chevalins ne sont pas soutenus par de la publicité. Un rappel des qualités de la viande de cheval ne pourrait qu’améliorer les ventes.
   La boucherie chevaline est et restera le débouché économique principal qui permet l’élevage du cheval de trait.
   Les consommateurs français n’en consomment pas beaucoup. La production française est insuffisante. Il faut importer la part manquante.
   Les conditions de transports des chevaux en provenance de l’étranger est déplorable. Elles sont pratiquées par des entreprises plus motivées par un prix de revient le plus bas possible que par le confort du aux animaux.
   La consommation de la viande de cheval devrait normalement subir une diminution régulière et dans l’état actuel inéluctable.
   Les générations changent leurs habitudes alimentaires. Les jeunes mangent moins de viande en général et moins de viande de cheval en particuliers.
   Cette réalité représente une menace à terme pour le fragile équilibre économique qui permet la poursuite de l’élevage du cheval de trait.
L’augmentation des subventions (nos impôts) n’est pas une solution réaliste.
.

- Clubs hippiques :  
   Les clubs pourraient utiliser les lourds pour l'attelage, évidemment, mais aussi pour le travail de la carrière (aplanissage, hersage, etc...) mais ça nécessite un moniteur qui sait mener.
   Ensuite, ils pourraient les utiliser pour les débutants : bien dressés, ce sont des crèmes. En outre, ils sont très "confortables" et ont des allures qui ne déménagent pas de trop.
   Enfin, les amateurs et professionnels qui dressent assez finement peuvent également être intéressés mais pas pour la haute école : les allures relevées des lourds sont toutes relatives. Quoique...
   Mais ce n'est pas un cheval polyvalent qui sait indifféremment sauter, dresser, aller en ballade avec un cavalier moyen, et ce, jusqu'à un certain niveau. Il faut s'appliquer pour les manier. 
   Cela dit, l'utilisation du gros en centre équestre pose un problème de rentabilité. Une prime d'état incitative pour chaque centre équestre qui en utiliserait un pour quelques tâches que ce soit motiverait un volontariat. Au lieu de distribuer l'argent public n'importe comment, ça pourrait être utile.
   En général, les gens qui s'achètent un cheval ont commencé à monter dans un centre équestre. Souvent, ils achètent un trotteur s'ils restent cavalier moyen, en raison de la polyvalence des trots. Quelqu'un qui aurait appris à monter ou à mener un lourd pourrait également se faire à l'idée d'en avoir un. 
                                                Participation de Dame Martine


Bénédicte du Centre de dressage du poitevin-mulassier de Luçon-Pétré aux commandes d'un bel hongre poitevin.



Haras d'Hennebont 2005
- Équitation :
   Le cheval de trait n’a pas une véritable vocation pour être monté. Sa masse est un inconvénient pour des déplacements relativement rapides.
   Les races les plus légères sont utilisées avec bonheur en traction des carrioles. C’est le cas du trait comtois ainsi que du Cob-Normand que l’on rencontre dans les compétitions.
   Les versions plus lourdes ont des capacités esthétiques très intéressantes pour l’équitation de prestige (voir parade). (1).

- Forestiers, débardage :
   On parle beaucoup du débardage, mais il est en voie de disparition. Seul vont persister les zones inaccessibles aux machines et traitées par des particuliers où les contraintes de la rentabilité ne sont pas le critère principal (1).
Nouvelle rédaction en préparation

- Hallage barges, péniches :
   Cette activité utilise ce que fait le mieux, le cheval lourd : la traction. Des démonstrations sont proposées ici et là. Une entreprise utilise 3 bretons pour tracter une barge sur 500 m sur la Marne (1).
YPREMA à Lagny-sur-Marne utilise trois traits Bretons pour haler une barge sur 500 mètres. http://www.yprema.com/actu.html 
15 mars 2004 Complément d'information avec cet article du "Télégramme de Brest" du 12 mars 2004.

   Depuis 15 ans YPREMA pratique l'écologie industrielle dans le secteur de la construction.
   En septembre 2004, nous franchissons une étape supplémentaire en contribuant à la création d'un parc industriel en boucle fermée, entre l'UIOM de St thibault des vigness (77) et la plate-forme de valorisation de mâchefers de Lagny-sur-Marne (77).
   L'exemple le plus connu est celui de Kalundborg non loin de Copenhague, véritable symbiose industrielle, comme le décrit Suren Erkman, spécialiste mondial du sujet.
   Les mâchefers de l'UIOM de St- Thibault-des-Vignes seront acheminés par la Marne jusqu'à la plate-forme de valorisation de Lagny-sur-Marne dans une péniche en aluminium recyclé tractée par deux chevaux de trait bretons.


- Lait :
   Le lait de jument commence à être recueilli un mois après le poulinage. La traite s'effectue en présence du poulain, 3 fois par jour (11h - 14h et 17h). Chaque traite produit 3 à 5 litre de lait.
   Le lait de jument est riche en nutriments essentiels (acides gras polyinsaturés, vitamines A B et surtout C).
   Il est facile à digérer.
60% de sucres
20% de matières azotées
17% de lipides
3% de cendres

   Quand j’étais jeune, ce lait était utilisé comme substitue au lait de femme.
   Depuis, il semble que cette pratique a été abandonnée.
   Le lait peut-être consommé directement ou être transformé pour confectionner divers produits.


- Paysagiste :
   Le cheval de trait broute les folles-herbes dans les massifs :
   Massif-Central, Pyrénées et une partie des Alpes.
   Utile à l’aménagement et à l’entretien du territoire
   Cette capacité devra être développée. Je pense aux Alpes du Sud qui sont mono pâturés que par des troupeaux importants de moutons. Un seul animal c’est une mono-consommation de certaines plantes et le dédain des autres.
   Les conséquences en sont des zones en friches envahies par les ronces.
   D’autres zones sont tellement consommées que les herbes n’ont plus la capacité de se reproduire. Elle disparaissent laissant les sols à nu. La pluie retire ensuite la fine couche de terre, transformant ces zones en désert.

- Reproduction, élevage :
   Fonction actuellement fort bien pratiquée. L’augmentation des débouchés et des services d’accompagnement induiront une amélioration des conditions économiques d’élevage.
   Les races sont gérées par des associations, syndicats ou UPRA et par les haras.
   Les haras disposaient jusqu’alors d’une grande capacité d’investissement. L’argent provenant des bénéfices importants générés par les courses de chevaux. Malheureusement, la fermeture consécutive de plusieurs haras nationaux en 2004 et 2005 démontre que les possibilité d’action de ces institutions vont également baisser.


Photo : Michel Balannec



         Fête du cheval Les trets 2005        Photo : René S.
- Traction et portage agricoles et horticoles :
   Le cheval de trait a servi à la modernisation de l’agriculture.
   Il a été ensuite envoyé à la retraite par le moteur à explosion. Il a failli disparaître.
   Les intérêts du cheval de trait sont uniquement défendus par des associations loi de 1901.
   Le redéploiement timide du cheval de trait en agriculture et horticulture nécessite impérativement la création de machines appropriées.
   Seul l’associatif et des subventions peuvent développer une machinerie qui aura un marché de toute façon étroit mais devra offrir des prix attractifs..
   Certaines activités vont nécessiter une organisation collective ou pourraient être proposées par des entreprises commercialisant les prestations du cheval.
   La vigne est utilisatrice du cheval. Mais une seule entreprise aura des difficultés pour amortir un cheval attitré à l’exploitation.
   Avantage du cheval de trait : maîtrise totale de l’énergie.
Equus bacchus, film proposé par la chaîne de télévision , avec la participation d'Abel Bizouard et du CFPPA de Beaune
vigne1.jpg (19924 octets) vigne2.jpg (23785 octets)
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- Retour dans les agglomérations :
   Un retour timide dans les villes peut être envisagé.
   Le cheval de trait peut être le tracteur du service des espaces verts, du petit ramassage, du petit transport au sein d’une commune.
   En plus du travail effectué, il aura alors un rôle essentiel avec la population qui circulera à proximité. La sympathie que génère un cheval de trait pourrait utilement être le vecteur de messages en direction de la population : circulations douces, propreté des rues, etc…
   En sus, il peut transporter Madame ou Monsieur le Maire et ses adjoints dans leurs déplacements sur la commune… et éventuellement les administrés.

- Traction touristique et de loisir, prestations de services touristiques :
   C’est une spécialité du cheval de trait. C’est un animal qui tracte bien.
   Cette activité est certainement appelée à se développer, en parallèle avec le développement du tourisme, des vacances et d’une certaine publicité du «naturel».
   Est appelé à se développer là où c’est possible.
   Cette spécialité présente pourtant, dans son inorganisation, quelques inconvénients.
   N’importe qui, sans aucune formalité et sans preuve de capacités techniques, peut créer son entreprise de promenade avec utilisation des chevaux en tous lieux et sur les voies publiques.
   Il va falloir attendre quelques accidents graves pour que l’on légifère en urgence, donc mal.
   Le domaine du château de Versailles est le plus grand utilisateur d’équipages de chevaux de traits pour les touristes.
   Des entreprises privées pratiquent déjà la location de roulottes hippo-tractées. Des attelages sont proposés pour les promenades, les fêtes, etc… 


Les moyens :  


Photo n°1 charrue à l'ancienne                          Photo : René S

- Les machines modernes adaptées :
  
Remettre le cheval au travail implique la mise à disposition d'une série d'outils/machines idoines.
   La conception d'une nouvelle machinerie devra correspondre à un environnement 21ème siècle.
   La copie à l'identique des machines ayant été utilisées par nos grand pères est à proscrire.
   Persévérer dans cette impasse équivaut à dégoûter tout utilisateur susceptible d'investir ou de se reconvertir dans cette voie.

   Une démonstration très répandue est la charrue "à l'ancienne" (photo n°1).
   Le laboureur doit appuyer sur les leviers de la charrue tout en maintenant l'équilibre vertical de l'engin.
   Il faut aussi diriger le cheval. Comme ses deux bras sont déjà cramponnés sur la charrue, les rênes du cheval deviennent extrêmement gênantes. Elles sont attachées autour du buste.
   Pratique surtout si le cheval suite à un bruit inattendu, une piqûre d'insecte ou autre, fait un écart ou prend la fuite...

   J'oubliais, le laboureur, à chaque pas manque de se tordre les chevilles. N'importe quel tracteur serait en ce cas assurément plus confortable.
   
   Pour travailler délicatement la terre nourricière, la machine représentée sur ma photo n°2 offre beaucoup d'avantages :
   Le conducteur est assis, il a ses aises pour vérifier le travail de la machine et assurer la conduite du cheval. Il peut même se rouler une cigarette... 
   La machine est tout à fait extraordinaire. Elle comporte une partie fixe avec deux roues et l'attelage au cheval.
   Sur cette partie commune on peut raccorder différents compléments spécialisés en fonction des travaux à effectuer.


Photo n°2 matériel polyvalent moderne.


Activités historiques :
 

Les conclusions pratiques :  

* Moment des décisions :
   Nous sommes au point de départ de grandes modifications dans les utilisations du cheval de trait.
   Changements qui nécessitent beaucoup d’imagination et l’obligation de prendre des décisions, avec les risques qui vont de pair.

   Les associations de races sont mises en œuvre par des bénévoles qui, s’ils ont des compétences pour gérer un élevage collectif, ne disposent pas des connaissances indispensables pour imaginer, organiser et surtout vulgariser une mutation d’usage du cheval de trait.
   Les réunions qu’elles organisent sont des réunions entre professionnels. Le public n’y est pas convié.

   Pour l’avenir, il est impératif que ces pratiques soient retournées et que toutes les activités concernant le cheval de trait soient l’occasion de le vulgariser et de le promouvoir.
   Jadis, les concours se tenaient sur la place du village. Certaines villes perpétuent cette bonne pratique : Landivisiau, Saint Valéry en Caux, Yvetot en sont des exemples.

   Malheureusement, la plupart des manifestations se déroulent à l’extérieur de l’agglomération quand ce n’est pas sur le territoire de la commune d’à côté (Saint-Pol-sur-Ternoise mais tenue réellement à - - ). Pire encore, chez un particulier (Marans) ou dans une pâture discrète (Loudéac).
   Les habitants de Landivisiau savent certainement qu’il existe un cheval breton. Par contre il n’est pas évident qu’ils connaissent à quoi il sert.
   Les habitant des autres villes citées en exemple ignorent tout.

   Cet animal est susceptible de tenir dans l’économie du 21éme siècle certains postes utiles et rentables.- Pour ne pas risquer de passer à côté d’une telle chance, il faut en organiser méthodiquement le retour.
   Il faut que les éleveurs, avec leurs associations de race, produisent des animaux conformes à ces nouvelles activités.
   Il faut créer ou aider à la création des outils, machines etc… annexes indispensables pour que le cheval puisse assurer ses nouvelles activités dans des conditions qui ne soient pas des repoussoirs aux hommes qui les guideront.
   Il faut donc recréer tout une machinerie moderne adaptée aux travaux demandés.
   Il faut envoyer au musée et les y laisser, les anciennes machines utilisées au début du siècle dernier. Elles ne correspondent plus aux exigences de l’utilisateur moderne.
   Il faut dresser la liste des postes à pourvoir. En proposer une étude économique approfondie.
   Il faut supprimer les conférences-réunions inefficaces qui ont été jusqu’alors organisées pour perdre du temps. Elles ne servent à rien. Aucun acte concret n’en a découlé, à l’exception de celles qui se sont réunies à l’occasion des dernières fêtes du cheval d’Aucun dans les Hautes-Pyrénées. Fait notable parce que rarissime.

   Les textes sont consultables sur mon site «cheval de trait.org» et pourront ainsi servir de base de réflexions.
   L’efficacité commande que tous les intervenants (utilisateurs, constructeurs, vulgarisateurs, public) disposent d’un lieu pour se rencontrer.
   Ceci le plus largement, le plus facilement et le plus économiquement possible.

   Par intervenants, il faut entendre les éleveurs, les associations de races, les divers utilisateurs potentiels, le public au sein duquel il y a des utilisateurs potentiels qui s’ignorent.
   Ils risquent d’en prendre le goût si on leur propose quelque chose de concret.

   Donc il faut créer un point de rencontre officiel régulier et connu qui n’existe pas encore vraiment.
   Les rares manifestations où le cheval de trait apparaît ne correspondent pas du tout à ce cahier des charges.
   Les salons du cheval ou agricole (Paris et autres), quand il y a participation des chevaux de traits, ne proposent aux visiteurs qu’une vision passagère d’un animal aux formes inhabituelles.
   L’accès des salons coûte très cher aux visiteurs et aux exposants, dissuadant des associations et entreprises d’y participer. Les surfaces proposées ne permettent pas les démonstrations indispensables.
   Il faut donc créer ou trouver une réunion déjà lancée susceptible d’offrir ce service.  


 - Modifications physiques indispensables pour le cheval au travail :


Photo n°1 Bel étalon Auxois


Image n°2 Beaux bretons


   L'étalon représenté sur ma photo n°1 fait plaisir à voir. Il est le fruit d'un travail soutenu d'alourdissement.
   Cet alourdissement vise à faire produire une masse de chair plus importante par rapport à la charpente osseuse. C'est plus rentable pour un élevage de production de viande.
   Cet accroissement de la masse de viande est beaucoup moins favorable en cas de reconversion à une activité physique intense dans le cadre d'une utilisation au travail.
   Le poids excessif d'une masse musculaire non travaillée devient alors un handicap pour un cheval tracteur. Il doit déjà consommer pour se tracter lui même avant de tracter la charge.
   Le dessin n°2 représente un trait breton à l'époque où ce bel animal était le tracteur patenté des fermes bretonnes.
   Son volume n'a rien d'excessif.
   Le futur cheval qui retournera au travail devra forcément lui ressembler.
   La photo n°3 représente un Percheron version lourd. La photo n°4 présente un autre Percheron mais beaucoup plus fin. Il se rapproche du gabarit nécessaire au Percheron travailleur.
   On peut constater qu'il est quand même bien dodu. Il vit en pâture et il mange sans restriction.
   Ce physique nouveau n'est pas du seul ressort des éleveurs.
   Le rôle des éleveurs est, comme leur nom l'indique, d'assurer la multiplication des animaux qui leur sont confiés dans les meilleures conditions possibles.
   Les modifications anatomiques sont du ressort des haras, établissements qui disposent du capital technique nécessaire pour mener à bien cette évolution.
   Dans le passé, suivant les besoins auxquels ils étaient dévolus, les chevaux ont régulièrement subi des modifications. On sélectionne les sujets présentant les caractéristiques requises et on privilégie les lignées présentant les mêmes caractéristiques, jusqu'à les stabiliser chez tous les sujets.

Image n°3 Percheron lourd (boucher)

Image n°4 Percheron plus léger



Image n°5 Ardennais laboureurs
Deux Ardennais au fort gabarit boucher.
Ils étaient très impressionnant avec leurs allures puissantes.
C'est pourtant une image trompeuse.
Le gabarit impressionne le public et sans doute la fierté de l'éleveur.
Pourtant, ces deux chevaux ne sont pas le meilleurs choix pour assumer un retour à des journées de travail plus ou moins en puissance.
Au court de la démonstration, ces deux mastodontes ont travaillé durant une assez longue période. Ils présentaient les signes d'un essoufflement et d'une augmentation conséquente du rythme cardiaque.
Sans parvenir au stade d'une mise en sueur visible, la traction en paire d'une charrue nécessite un effort physique intense.
Cette race n'est pas naturellement bien enveloppée. L'Ardennais qui tractait les canons de l'Armée Française était un gringalet par rapport à l'animal actuel. Il devait par contre être beaucoup plus efficace et endurant.

- Remise en conditions physiques du cheval au travail :
   Nous disposons d'un cheval avec un physique sans embonpoint et sans excès de graisse.
   Avant de lui faire subir une journée de travail syndicale, il faut l'entraîner.
   Comme un sportif, il lui faut développer une musculature ambulatoire correspondante aux efforts qui vont lui être demandés.
   Encore plus important, il va falloir lui permettre d'alimenter les muscles qui vont fournir l'effort moteur.
   Dans une calme prairie, le cheval mange trop et manque d'exercice physique. Une réadaptation progressive à l'effort ainsi que de la capacité pour le système circulatoire à augmenter son débit sont impératives. Sinon, le cheval sera à la merci d'un accident cardio-vasculaire grave.
   Avant l'arrivée sur le marché du travail, en sus du dressage habituel, il faudra procéder à une série progressive d'exercices d'entraînement à l'effort.
   Cette activité sera une plus value-économique pour les éleveurs et centres de dressages.


* Vulgarisations, publicités  : 
 
  Je vais terminer mon exposé en évoquant une grave lacune qui est et sera, si on n’y remédie pas, de plus en plus préjudiciable aux activités du cheval de trait.
   Les activités actuelles ne sont pas ou mal connues. Si elles sont connues, elles ne sont pas expliquées, motivées. Activités futures qui ne seront jamais mises en pratique ou seront éphémères par manque de préparation.
   Les contacts traditionnels du public avec les chevaux concernent essentiellement les chevaux légers.
   Les courses et le P.M.U. passionnent beaucoup de parieurs.
   Les clubs hippiques qui ont fleuri un peu partout ont démocratisé le cheval de selle.
   Rien de tel pour le cheval de trait.
   Son faible effectif et son encore plus faible utilisation rationnelle rendent sa rencontre dans nos campagnes très aléatoire.
   Le cheval de trait ne profite d’aucun support de mise en valeur.
   Les organismes qui en gèrent la destinée se contentent d’assurer la conduite de l’élevage. Activité qui reste confidentielle, entre éleveurs.
   Connaître les lieux publics où se réunissent les chevaux participant à un concours relève le plus souvent du parcours du combattant.  L'organisation et la publicité bien faites sont, hélas, l'exception.
   Certaines organisations d’élevage comme celles des Traits Auxois, Comtois et Percheron, disposent de sites web indiquant les dates et lieux de concours.
   L’U.P.R.A. des races Poitevines répond aimablement à toutes sollicitations.
   Les autres ignorent les courriers sollicitant ces renseignements.
   C’est regrettable car le cheval de trait est au début d’une période où il va avoir un besoin vital d’une nouvelle clientèle non initiée pour le moment, mais pourtant susceptible de l’utiliser.
   D’autres rendez-vous sont possibles, en particulier dans des salons commerciaux organisés régulièrement chaque année. Le plus important, le salon du cheval, se tient à Paris. D’autres se déroulent dans certaines villes de province.
   Les accès à ces rendez-vous commerciaux et routiniers sont extrêmement onéreux. La capacité d’investissement des exposants potentiels limite le nombre et la qualité des participations.
   Malgré le fait que ces manifestations soient coûteuses, le service rendu aux visiteurs n’est pas à la hauteur.
   Il y a des exceptions encourageantes (Terralies de Saint-Brieuc).
   Mais en général, ce que l’on peut y voir relève plus de l’exhibition d’animaux de cirque extraordinaires que de la recherche d’une vulgarisation pédagogique orientée vers le public.
   Une certaine partie du public a eu la curiosité de d'aller plus loin que le spectacle le plus couramment présenté par les chevaux légers pour regarder évoluer les derniers mastodontes survivants.
   Il vont finalement quitter le salon sans savoir que ces animaux survivent actuellement grâce aux revenus bouchers et à des subventions. Et surtout, que ces animaux seraient susceptibles de revenir travailler dans nos économies modernes. La condition minimum est la prise de décision d’en organiser l’avènement.
   La désertification des bonnes volontés aux sein des salons commerciaux trop chers touche également les éleveurs d’ânes qui, année après année, cessent d’y venir.
   Hélas, ce phénomène est contagieux. Des réunions en province, où les prix des stands restent raisonnables, s'ils ne proposent pas d'exposer gratuitement, subissent actuellement un désintéressement mortel des éleveurs.

   La meilleure façon de passer cet obstacle serait de créer une ou plusieurs réunions à une échelle en accord avec les capacités économiques de l’élevage du cheval de trait et des ânes. Y seraient invités les autres chevaux pour éviter toute ségrégation et toucher plusieurs publics.

   Certains semblent y avoir pensé comme à Aucun dans le Val d’Azun (65). 
   Cette excellente initiative a comme inconvénient d’être un peu trop excentrée. Mais vu sous une optique régionale, elle y a toute sa place.
   Le lycée agricole de Montmorillon débute un salon qui a cette prétention. Une réflexion pédagogique émanant d’un établissement 
d’enseignement est la bienvenue.

   Il est essentiel que ces manifestations et les autres qui pourraient suivre, soient soutenues par un effort publicitaire conséquent afin d’y 
attirer les exposants-éleveurs et les futurs utilisateurs des ânes et des chevaux de trait.
   Sans oublier les spécialités d’accompagnements indispensables : outils, soins, organisations d’élevages...

   Ainsi, un utilisateur potentiel du cheval de trait pourrait avoir accès à un ensemble d’informations absolument nécessaires avant toute prise de décisions.
   L’actualité récente le démontre. Certaines tentatives municipales ont été abandonnées. D’autres relèvent plus du folklore que d’un raisonnement économique global. Le résultat est le même : l'abandon rapide de l'initiative, pas suffisamment raisonnée en amont.

   Le cheval, qu’il soit léger ou lourd, est à la mode et correspond très bien à un certain rapprochement des citadins ayant perdu leurs racines paysannes avec la nature.
   La génération villageoise précédente était, pour une grande majorité, d’anciens paysans montés à la ville afin d’y trouver l’emploi qui n’existait plus dans leurs villages d’origines. Mais ils y conservaient des liens familiaux.
   La génération actuelle a perdu ces racines paysannes ainsi que le contact avec la nature.
   Nature plus agréable à voir dans un ensemble harmonieux, où l’homme vit entouré d’animaux domestiques qui vivent et travaillent à ses côtés.
   Par opposition à la nature erzatz des zoos, entreprises où l’animal sauvage est enfermé.

   Et pour éviter tout effort inutile, ne pas organiser des conférences convoquées à huis clos.
   Ca se résume quelques poignées de mains serrées, les discours des Présidents et les petits fours pour terminer. Mais rien n'en transpire, rien n'en est déduit, ni utilisé à quelque fin que ce soit. Alors, à quoi bon ?
   Les dernières que j’ai conservées en mémoire ont été réunies à Lisieux, Beauvais, Lyon (salon où il n’y a pas de chevaux de trait).
   La réunion d’Aucun aura une mention à part. Si aucun résultat concret ne s’en est dégagé, il y a eu une libre publication de ce qui s’y est dit.
   C’est déjà ça.

   La réunion des chevaux de traits, des concepteurs d’appareils agraires, de spécialistes (maréchaux-ferrants, vétérinaires, UPRA, syndicats, éleveurs…), l’enseignement… et bien sûr, quelques exemples concrets probants remplaceront avantageusement tous discours théoriques aléatoires.
Vos avis, informations, réactions sur acheval@nerim.fr 

Les réalités  
On trouve déjà des chevaux de trait au travail avec des succès très mitigés.
   Des entreprises privées l'utilisent pour tracter des voitures de transport de personnes.
   Cette spécialité est déjà bien structurée. Elle répond à un besoin.
   Elle utilise un matériel adapté. Elle dispose d'une clientèle.
   Cette homogénéité explique le succès global de cette activité.
Exemple : Des établissements privés travaillent à Versailles, en Vendée, en région centre de la France, en Île-de-France et partout ailleurs.
   Le cheval de trait y donne visiblement satisfaction.

   Il en est de même dans des petites exploitations horticoles, agricoles et en culture d'espaces verts en ville où le cheval de trait a du succès. Il y dispose d'une possibilité de développement relativement importante.
Exemple : la ville de Paris utilise avec bonheur trois ardennais pour l'entretien du Bois de Vincennes.

Succès beaucoup plus contesté pour l'usage en agglomération. 
   Certaines villes tentent l'expérience actuellement.
   Il y en a au moins autant qui ont essayé puis abandonné.
  L'entrée du cheval de trait en agglomération est un peu plus délicate à cause de plusieurs facteurs.
- Le cheval de trait y est particulièrement méconnu.
- La recette qui a assuré la réussite rapportée dans les alinéas précédents n'y a pas été appliquée.

   Pour qu'il ait succès, il faut que le gabarit, le tempérament de l'animal soit adapté.
   Il faut que l'utilisation pratiquée dépasse le stade du folklore et corresponde à ce que l'on peut demander à un attelage de faire.
   Il faut disposer d'un matériel moderne correspondant au travail demandé.
   Si une des conditions n'est pas remplie, on se heurte rapidement au problème de l'inadéquation de l'emploi du cheval de trait et/ou du matériel et il est rapidement rejeté.

Cheval de trait contre "clé de contact" (copyright J.L. Cannelle).
   Voici un emploi du temps type d'un employé au travail :
- Arrivée à l'entreprise, installation dans le véhicule, utilisation de la clé de contact pour démarrer le moteur, suivi du départ du véhicule.
- Retour à l'entreprise, le véhicule est garé, on arrête le moteur avec la clé de contact, l'employé descend du véhicule et rentre chez lui.
- Le véhicule coûte fort cher et est prévu pour l'usage qui en est fait.

Si l'on emploie un cheval de trait :
- Arrivée à l'entreprise, entrée à l'écurie, pansage, sortie du cheval suivie de la pose du harnachement et attelage. (encore faut-il qu'un autre employé ait, auparavant, nourri le cheval et vérifié son état de santé)
- Puis départ au pas, puis au petit trot pour le lieu de travail.
- Retour, dételage, dépose du harnachement.
- Pansage, nettoyage.. Le cheval est abreuvé puis nourri.
- Il est rentré à l'écurie.
   Suivant la fiche de poste de l'employé, l'opération nettoyage de l'écurie sera en plus ou effectuée par une autre personne.
   La partie de travail utile en est amoindrie pour une même journée de temps de travail.

Ce n'est pas tout.
   Le matériel tracté a de fortes chances de ne pas correspondre exactement à l'usage désiré.
   Il en découle une fatigue supplémentaire et une perte de temps.

   Cette série de petits défauts justifie le mauvais retour en agglomération du cheval de trait.

*Détail* qui a son importance : on achète un véhicule chez le concessionnaire et on s'en sert le jour-même. On achète un cheval quand il a fini sa croissance ou peu s'en faut mais il faut déjà prévoir une longue période de musculation et d'endurance à l'effort, de dressage aux tâches qui lui seront demandées et d'apprentissage avant de pouvoir l'utiliser. En outre, un moteur peut tourner plusieurs heures sans soucis alors que tout être vivant a besoin de pauses entre les périodes d'efforts. Et pendant ce temps-là, le cheval, mange, boit, a besoin de litière propre et de soins vétérinaires alors que le véhicule, lorsqu'il ne sert pas, ne consomme rien.

Dernier critère, le cheval :
- La race et le gabarit du cheval doivent être synchrones avec la capacité à travailler.
- La race choisie est souvent déterminée par celle que l'on trouve dans la région. Mais ce n'est pas toujours le cas.
- Il y a souvent un déphasage avec l'utilisation d'une autre race plus adaptée au travail souhaité.
- On choisit souvent un ardennais pour effectuer du débardage. Ce cheval est très obéissant, il est puissant et pas très grand. Qualités indispensables pour travailler en sous-bois.
- D'autres vont choisir le percheron pour son calme envers le public qui, lui, ne l'est pas forcément.
- Le poids et la masse musculaire du cheval sont importants. L'alourdissement d'un animal en vue d'une meilleure rentabilité bouchère n'est pas judicieux pour le faire travailler.
   L'énergie dépensée pour son déplacement est préjudiciable à celle restante pour le travail.

Deuxième "détail" important également, cette fois, en faveur du cheval : qui peut s'enorgueillir d'utiliser un engin de quelque marque que ce soit dans sa ville ou son entreprise ? C'est utilitaire, c'est tout. En revanche, un cheval peut utilement concourir à la publicité de l'entreprise, de la ville, de la région, d'une manifestation. Il crée un courant de sympathie, une attraction. Il peut devenir un symbole.

L'information :
   Multiplier de stériles bavardages en catiminis et tenir à huis clos des conférences qui seraient utiles ici n'apporte rien. Que les personnes les plus documentées sur le sujet prennent enfin la mesure de l'utilité primordiale de la communication en la matière !
   Les établissements d'enseignement technique sont les plus à même de diffuser une information pédagogique neutre mais documentée.
   Je constate avec satisfaction que certains s'y emploient.Il y a même maintenant un effort de vulgarisation dirigé tous azimuts, indispensable pour faire connaître les bonnes recettes, non seulement à ceux qui sont au contact direct avec les chevaux mais aussi et surtout vers ceux qui seraient tentés d'en prendre la décision.
   N'y connaissant rien, ils trouveront dans des journées de vulgarisations des réponses techniques neutres à leurs préoccupations.
   Ainsi, certains particuliers, les municipalités, des entreprises commerciales ou techniques trouveront matière à réfléchir et peut-être à une utilisation harmonieuse du cheval de trait.

Synthèse des divers éléments constitutifs d'une technique moderne
+
Pédagogie
+
Diffusion
=
Nombreuses applications de qualités.


Autres études
* Le site web de l'Association du Cheval de Trait Comtois propose une information complète pour l'utilisation ou la réutilisation du cheval de trait.

Supports médiatiques :  
Le cheval dans la ville, film proposé par la chaîne de télévision   ***

  a produit et diffusé un film fort intéressant : "Le cheval dans la ville" consacrées au cheval de trait en France, Belgique, Allemagne et Grande-Bretagne.


 

Les supports techniques ou informatifs : 
- Lycée agricole, C.F.P.P.A de Montmorillon 86
- Atelier de dressage Fabrice Galbert
à La Grève-sur-le-Mignon 17 
- Le C.E.R.R.T.A. à Villers-sous-Chalamont 25 
- C.F.P.P.A. à Beaune 21 
- Haras d'Hennebont 
- Dame Martine 95 
- Equidia 92 
- Yprema     à Lagny-sur-Marne 77  
- La Ferme du cheval de trait à Juvigny-sous-Andaine 61

 

Dernière mise à jour: samedi 22 décembre 2012