Editoriaux

Lundi 17 juin 2013
Z

 

* Equitorial du 6 juillet 2013 Évolutions :
   Dans un monde où les évolutions relatives des pays les uns par rapport aux autres induisent des grands changement, l'avenir du cheval de trait n'en est qu'au début de sa révolution s'il n'est pas trop tard.

   Pour espérer rendre économiquement rentable le tout petit élevage du cheval de trait, il faut produire des chevaux qui seront physiquement et psychiquement aptes à effectuer des tâches utiles.
   Il faut également leur prodiguer une formation en duo homme-cheval pour leur apprendre à travailler ensemble.
   Le plus doué des chevaux n'a aucune utilité s'il n'est complété par une machine adaptée au travail à effectuer.

Toutes ces conditions sont très loin d'être mises en pratique.
   Les formats ne sont pas sélectionnés travail. Certaine race sélectionne les chevaux qui auraient selon eux, une capacité bouchère. L'ennui est que le format général de la race ne correspond en rien à ce qui est exigé pour intéresser la boucherie.
   La consanguinité se traduit par des difficultés à la reproduction, des maladies génétiques, des décès prématurés qui ruinent les débouchés travail.

   Tout cet ensemble et la suite nécessite un effort précis et particuliers pour généraliser une nouvelle conduite collective.
   Ceci nécessite des points d'informations, de diffusions et d'enseignements de qualité. Il faut que ces endroits de concentration soient particulièrement encadrés pour ne pas dévier de leurs buts à atteindre.

   Depuis 10 ans quelques tentatives ont été lancées. Certaines avaient une certaine capacité prémonitoire. L'ennui est qu'elles ont depuis disparu. Ou bien elles sont loin d'avoir respecté l'intérêt général en déviant de leurs routes pour des stupides considérations particulières.
   Mais une nouvelle génération est en train de germer pour la plus grande satisfaction des intérêts des éleveurs.

   C'est ainsi que je vous conseille de soutenir le «Premier concours de l'innovation technique hippomobile» qui est proposé aux professionnelles actuels et futurs.     Retenez la date : samedi 3 août 2013 au sein de la Journée du cheval à Romagne (86).
   Cette réunion professionnelle ne peut qu'être intéressante, car elle est créée et encadrée par des professionnelles qui ont déjà fait leurs preuves de leur efficacité.
   C'est le rendez-vous de l'année. De votre présence et de vos questions vont dépendre les politiques d'avenir de ce rendez-vous « gratuit ».
   La gratuité n'est pas une fin en soi. Cependant, je la souligne car elle trahit un état d'esprit.
   Elle est la preuve que les organisateurs ont eu la capacité à trouver un moyen de financement plus subtil. Ils permettent la plus grande facilité d'accès à tous sans commencer à vider les porte-monnaie. Cette fatalité est prévue, mais plus tard.

   Pour tous renseignements voire même une participation téléphonez de ma part au : 05 49 59 33 58.

   À l'issue de ce rendez-vous, je vous proposerais un état mécanique général.

   La disparition de 10 % des éleveurs de chevaux de trait est une grosse perte.
   Cette restriction ainsi qu'une logique diminution des naissances des poulains sont intimement liées au manque d'intérêt économique de l'élevage.
   Reste à connaître l'importance des absents.
   Il faudra un jour plus qu'un autre se pencher sur la petitesse des élevages de chevaux de trait.
   Cela nuit à une éventuelle rentabilité.
   Agrandir les élevages est lié à l'importance des débouchés. C'est un cercle très vicieux.

   A suivre...

-ooOoo_

* Equitorial :
   Cet équitorial ouvre une nouvelle organisation de la Lettre du cheval de trait et des races à sabots à faibles effectifs.
   Le journal diffusé par l'Internet va se raréfier et ne pas disparaître complètement. Nos articles vont être plus rapidement publiés sur notre site web « http://www.lettre-du-cheval-de-trait.net/ »

Ce dispositif a au moins deux avantages :
1/- Améliorer la fraîcheur de nos articles.
2/- Rendre la consultation des archives plus faciles.

   À côté des revenus d'une exportation bouchère, nous avons imaginé une organisation nouvelle qui aurait pour but principal de redonner une valeur marchande aux différents produits d'un élevage de neuf races.
   Cette condition est indispensable pour justifier aussi bien le maintien des neuf races de chevaux de trait que nous avons maintenu en survivance à grands frais. Cette amélioration économique devait maintenir actif un certain nombre d'éleveurs.
   Ce n'était qu'une première étape qui devait être rapidement complétée par la recherche d'un agrandissement des entreprises d'élevage afin de continuer à en améliorer les rendements.
   La baisse de pouvoir d'achat des consommateurs de viande de cheval de certains pays qui importent nos viandes crée un manque à gagner important.
   Elle complique les opérations complémentaires évoquées plus haut.
   La conséquence logique d'un manque de lisibilité vers l'avenir est actuellement sanctionnée par un abandon très conséquent du nombre des éleveurs.
   Notre certitude de jadis s'est transformée en doute. Ce doute est contrebalancé par la mise en pratique de la S.F.E.T.

   La mise en action de la S.F.E.T. (1) a stoppé le temps. Nous attendons la tenue du prochain Salon de la Traction Animale de Montmorillon. En fonction de ce que nous allons y voir, nous prévoyons de réagir.
   La S.F.E.T. a devant elle à rétablir l'ordre indispensable à la mise en route d'une nouvelle politique.

   Personne ou presque ne semble intéressé à ordonner une activité qui reste à créer. Ils sont nombreux à avoir utilisé n'importe quoi pour égoïstement profiter d'une mode sans ses moyens techniques.
   D'autres élevages "à faibles effectifs" ont montré la justesse des remèdes prescrits. Tous n'envisagent qu'une seule possibilité sauveteuse : s'appuyer sur un débouché économique reconnu.
- Ce sont les cas de : La vache Rouge Flamande, la vache Villars de Lans : les fromages du terroir.
- La vache Maraichine, la vache Massanaise : la viande résultant d'une alimentation diversifiée d'un élevage en extensif dans un terroir.

   Sans un débouché, ces races auraient disparu.

  Cet exemple est à suivre d'urgence !

 

dimanche 07 juillet 2013