Presse
2013  

 

* Menaces sur la survie du cheval breton et de ses éleveurs - SEIZH - 15/12/2013
   La crise que traverse la filière équestre n’échappe à personne. Derrière les très médiatiques défilés de centres équestres avec leurs poneys, les éleveurs, en particulier de chevaux de trait Bretons, affrontent une crise sans précédents depuis l’arrivée du tracteur. Leur situation est peu mise en avant. Pourtant, après la directive TVA européenne qui a augmenté la taxe sur les ventes de chevaux d’élevage - non destinés à l’abattoir – de 5,5 à 19,6 % en janvier 2013, ils pourraient être nombreux à vivre l’équitaxe et la fin de la mission de reproduction des Haras nationaux comme le coup de grâce.
   Seules les ventes d’animaux « destinés à la préparation de denrées alimentaires » restent à taux de TVA réduit. Vendre son cheval à la boucherie est désormais le seul moyen d’être moins taxé ! Le résultat, prévisible, est tristement confirmé par les dernières statistiques économiques de l’Institut du Cheval et de l’Equitation. Sur l’année 2013, le nombre de juments bretonnes mises à la reproduction a reculé de 11 % . Les chevaux Bretons sont par contre plus nombreux « à la réforme », pudique façon de dire que les éleveurs, étranglés par la TVA, la hausse du prix des céréales, les coûts de reproduction et la baisse des primes à la naissance des races menacées, n’ont d’autre choix que de cesser leur activité. Ces chevaux « réformés » finissent souvent… sur l’étal d’un boucher italien. Personne n’espère plus faire fortune dans l’élevage équin. Pourtant, il faut le maintenir. Malgré la hausse du prix du foin, malgré la crise, malgré la TVA. Par fierté et pour l’honneur. Parce que le cheval Breton a tiré les charrues, porté les guerriers. Tracté les tombereaux. L’abandonner maintenant serait perdre la face. Il n’y a qu’en Bretagne que l’éleveur dit « nous », pour parler de ses chevaux et de lui1.

Le nombre de chevaux Bretons mis à la reproduction a chuté de 11 % cette année.
   Mais il est de bon ton de ne jamais parler des éleveurs. L’élevage du cheval Breton connaissait son heure de gloire voici un siècle. Aujourd’hui, c’est un sacerdoce – passé le bref « répit » offert par la découverte du marché Italien, grâce à François Coatalem. Grande « consommatrice » de chevaux Bretons dans les années 80, l’Italie lui permet de survivre, mais à quel prix ? Le cheval Breton a grossi pour peser sur la balance commerciale. Au point qu’aucun de ces « gros nounours » destinés aux boucheries d’Italie ne pourrait déployer autant de « jus » que ses ancêtres, devant un attelage ou au tirage d’une charrue .
   Face à cette situation, quelques éleveurs – souvent de jeunes amateurs – explorent d’autres pistes. Remettre le cheval Breton au cœur des villes et des villages, prouver qu’il peut être monté, qu’il peut randonner. Bien dressé et bien sélectionné, il sait tout faire : ramasser les ordures, prendre les enfants sur le chemin de l’école, rééduquer les handicapés, arroser les bacs à fleur, promener les touristes… A condition qu’un bipède l’aide, certes !
   La crise dans l’élevage du cheval Breton n’est pas seulement économique et politique. Elle est aussi sociologique et générationnelle. Les anciens « qui connaissent la réalité du terrain » face aux jeunes « trop rêveurs et trop sensibles ». Les éleveurs professionnels, les « vrais », ceux qui touchent à la mangeoire et au crottin du matin au soir, contre les amateurs, qui ont un autre métier à côté et font de l’élevage « pour s’amuser le week-end ». Des chevaux Bretons sont radiés à vue du stud-book pour des raisons de couleur – trop peinturlurés, trop blancs – mais une véritable analyse génétique réduirait dramatiquement le pool de la race.
   Dans ce milieu équestre qui a lâchement abandonné ses éleveurs fin 2012, l’heure n’est plus aux dissenssions internes. Un GIP (Groupement d’intérêt public) autour de la race a été annoncé depuis mars 2013, il devrait réunir les conseils généraux de Bretagne et ceux des régions où s’élèvent des chevaux Bretons « hors berceau ».
   L’élevage équin est une passion, cette ficelle est souvent reprise pour justifier le baisse des aides : »on n’a pas de sous à vous donner, mais vous êtes des passionnés, vous y arriverez ! ». L’éleveur breton n’abandonne pas ses bêtes pour manifester, ou… pour enterrer sa préfecture sous un bon gros tas de fumier. Sa passion n’est même pas soluble dans la crise économique. Il meurt en silence, seul dans sa grange ou son écurie. Mais il est de bon ton de ne jamais parler des suicides chez les agriculteurs…
* CP La pêche de crevettes à cheval d’Oostduinkerke ajoutée par l'UNESCO au Patrimoine culturel immatériel de l'Humanité- PagTour - 9/12/2013
   Lors de la huitième édition du Comité intergouvernemental de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO, « la pêche de crevettes à cheval à Oostduinkerke » a officiellement été ajoutée à la liste représentative du Patrimoine culturel immatériel de l'Humanité.
 
Qu'est-ce que la pêche aux crevettes à cheval ?
   La pêche aux crevettes à cheval est un artisanat traditionnel en étroit lien avec la nature, qui suppose une bonne connaissance de la mer et de la côte ainsi qu'un degré élevé de confiance et de respect envers le cheval. Deux fois par semaine, sauf en hiver, les pêcheurs vont en mer, accompagnés de leur cheval et de leur filet. La pêche dure trois heures, une heure et demie avant et une heure et demie après la marée basse.

Pecheur crevette
   Le cheval entre dans l'eau jusqu'au poitrail et avance parallèlement à la côte, en tirant un filet en forme d'entonnoir que deux planches en bois maintiennent ouvert. Une chaîne racle le sable pour créer des vibrations qui font que les crevettes bondissent et entrent dans le filet. Ce filet (7 x 10 mètres) exige une force de traction énorme que seuls des chevaux de trait brabançons peuvent fournir.

Pecheur crevette 2
   Toutes les demi-heures, la pêche est interrompue pour retourner sur la plage, où le filet est vidé et la prise passée au crible. Les pêcheurs versent les crevettes dans les paniers fixés sur les flancs du cheval. Plus tard, les crevettes sont cuites à l'eau douce.
   Cet artisanat traditionnel est perpétué par les familles de pêcheurs de crevettes et par extension par la communauté d'Oostduinkerke et de Koksijde.
   La pêche aux crevettes à cheval se pratique sur la plage et la zone de ressac d'Oostduinkerke. Cette cité balnéaire fait partie depuis 1978 de la commune de Koksijde. La pêche aux crevettes avec cheval et filet se déroule en eaux peu profondes et n'est possible qu'à marée basse, par mer calme, sur des côtes suffisamment plates.
   C'est d'ailleurs le biotope où l'on rencontre la crevette grise, Crangon crangon, en grand nombre. De plus, Oostduinkerke dispose d'une plage idéale sans jetées ou autres obstacles pouvant s'avérer dangereux pour le cheval ou le pêcheur.

Eddy D’Hulster, pêcheur à cheval :
   « J'ai appris à pêcher la crevette il y a cinquante ans avec Henri Durant, le légendaire 'Rosten Durang' décédé l'an dernier. J'ai ainsi eu la chance de pratiquer la pêche à cheval depuis ma jeunesse jusqu'à maintenant. (…) Ce qui me paraît très important, c'est de respecter la tradition tout en s'efforçant de l'adapter aux changements sociaux, culturels et écologiques. Un vrai pêcheur à cheval aime la mer de tout son cœur, il aime ce que la mer produit et il aime son cheval. Cela prime sur tous les autres aspects. »

Ils ne sont plus que onze, pardon 22 avec leurs chevaux
Eddy D’Hulster - cheval Ketty
Johan Casier - cheval Fanny
Raymond Devos - cheval Mina
Johan Vanmassenhove - chevaux Duchesse et Freya
Bernard Debruyne - cheval Yorka
Marius Dugardein - chevaux Midas et Fanny
Chris Vermote - cheval Frits
Stefaan Hancke - chevaux Bella et Bob
Yoshi Delancker - cheval Thomas van Roetaert
Dominique Vandendriessche - cheval Ward van de Puipaert
Xavier Vanbillemont - cheval Bjorn.
Le cheval, leur fidèle compagnon

   La pêche aux crevettes à cheval implique notamment une bonne connaissance de la mer. Mais aussi, confiance, connaissance et respect du cheval sont au moins aussi importants. Le cheval est le plus fidèle compagnon du pêcheur de crevettes. Le lien entre eux est vital : le pêcheur fait confiance en la force de son cheval, qui à son tour fait confiance au pêcheur qui le mène dans les eaux troubles de la mer.

Commune Koksijde pecheur
   Chez eux, les chevaux disposent d'un pré avec de l'eau fraîche et des aliments adaptés. Tous les pêcheurs de crevettes disposent également d'une écurie où les chevaux trouvent refuge par temps froid. L'écurie est un espace complètement fermé généralement annexé à l'habitation du pêcheur. La présence d'un abri dans les prés est obligatoire depuis 2013.

Des animaux au sang froid
   Les chevaux de trait sont des animaux à sang froid capables de résister à des températures froides. À cause de leur taille, ils perdent beaucoup moins de chaleur par kilo que l'homme. Comme leurs jambes contiennent moins de muscles que celles de l'homme, elles ont moins besoin de sang ; les cellules des jambes, du fait de ce métabolisme peu actif, ont dès lors moins de mal à supporter le froid.
   Les naseaux des chevaux sont spécialement conçus pour réchauffer l'air. Les chevaux perdent moins de chaleur via les poumons. Les poumons des chevaux sont situés sur la partie supérieure du dos, ce qui explique que les chevaux de trait peuvent facilement pénétrer dans l'eau jusqu'au poitrail sans ressentir le froid.
   Au printemps, les crevettes se rapprochent de la ligne intercotidale et les chevaux ne doivent plus s'enfoncer aussi profondément (1 m). En automne, l'eau de mer s'est réchauffée au soleil estival et les crevettes cherchent des sols plus profonds et donc plus froids. Les pêcheurs de crevettes s'enfoncent plus loin dans la mer.

Formation et soins
   Les pêcheurs à cheval n'élèvent pas les chevaux de trait eux-mêmes et ne forment pas non plus de poulains. Ils cherchent des chevaux de trait adultes qui ont déjà été formés pour travailler la terre. Les pêcheurs se chargent alors de les entraîner à la pêche en mer.
   Pour les pêcheurs de crevettes, la prise en charge de leur monture constitue une priorité. Chaque pêcheur a du mal à se séparer de son fidèle compagnon. Les chevaux restent le plus longtemps possible auprès des pêcheurs, généralement jusqu'à leur mort naturelle. Une fois « pensionnés », ils forment la jeune garde, en l'accompagnant de l'écurie à la plage ou en entrant brièvement dans l'eau. Leur savoir-faire se transmet aussi de génération en génération.
 

* Normandie Trait s'installe à Brécey et se lance dans le cheval de trait - Ouest-France - 06/12/2013
   Après l'équitation classique, puis western, la plaine équestre de l'Espace Pierre-Aguiton abrite dorénavant une nouvelle discipline dans les bâtiments du haras : la première structure technique dévolue au cheval de trait dans la région, élargissant ainsi le panel des activités proposées en la matière.
   Elle a pour nom Normandie Trait, et propose des prestations sur mesure aux professionnels et aux particuliers. « Nous sommes présents en Haute et Basse-Normandie, ainsi qu'en région parisienne à la demande », expliquent Ludovic Eugène, cocher professionnel, et Ludivine Tessont, titulaire d'un BPJEPS Tourisme équestre et attelage, « et nous avons pris possession des locaux brécéens, que nous louons à la communauté de communes du Val de Sée, fin novembre. Nous avons été particulièrement bien reçus par les élus et le monde du cheval, très ouverts à notre arrivée. Nous sommes en plein développement, et Brécey sera notre pôle de référence. »
   Entreprise dédiée à la traction animale, « à tout ce qu'il est possible de faire avec le cheval de trait », cob et percheron, et soutenue par la Région, Normandie Trait travaille en partenariat avec le Haras du Pin, et reçoit des stagiaires en formation diplômante CS cocher. « Avec le Pin, clarifient nos arrivants, nous mettons en place une préqualification pour l'obtention de cette Certification de spécialisation utilisateur de chevaux attelés. Nous préparons les candidats aux tests d'entrée. » Novices au départ, ils repartiront avec un niveau galop 3-4 en attelage.
   Les équidés présents seront également mis au service du territoire : « Pour la collecte des déchets recyclables ou l'entretien des espaces verts, par exemple. Ils circuleront dans Brécey avec une tonne à eau, un plateau basculant et un tracto za, et nous envisageons de faire construire du matériel hippomobile spécifique à notre partenaire privilégié, la société Clémobil de Sourdeval (http://www.clemobil.fr/). » Dorénavant, la plaine équestre sera également entretenue par la nouvelle structure, qui offrira aussi ses services pour le transport des personnes et lors des diverses manifestations festives : « Nous ne sommes pas là pour remplacer le moteur, mais le cheval est économiquement viable dans certaines activités. »
   Contact : 06 65 25 66 23 ou 06 61 30 54 94.
* Midi Libre - Trafic de viande de cheval : vaste opération de gendarmerie dans la région 16/12/2013
   Un peu moins d'un an après l'affaire Spanghero de Castelnaudary (Aude), et le scandale de la viande de cheval dans les lasagnes, une nouvelle affaire éclabousse la filière de la viande équine.
   Un peu moins d'un an après l'affaire Spanghero de Castelnaudary (Aude), et le scandale de la viande de cheval dans les lasagnes, une nouvelle affaire éclabousse la filière de la viande équine.
   Déclenchée lundi matin dans l'Aude et l'Hérault, ainsi que, au total, dans 11 départements français, une vaste opération de gendarmerie a été déclenchée dans le cadre d'une enquête contre un trafic de viande de cheval et de viande en gros
   Une vingtaine de personnes, vétérinaires, négociants et responsables d'abattoirs ont été interpellés lors d'une vaste opération de gendarmerie dans le cadre d'une enquête contre un trafic de viande de cheval et de viande en gros. L'abattoir de Narbonne (Aude) serait au cœur du trafic, ainsi qu'un négociant de la Narbonnaise des viandes.

Modification de certificats d'abattages
   L'opération a été déclenchée, lundi matin, dans l'Aude et l'Hérault, ainsi que, au total, dans 11 départements français. L'opération, s'inscrivant dans une information judiciaire conduite à Marseille, mobilise une centaine de militaires, a précisé la gendarmerie. De la viande de cheval provenant, notamment de chevaux issus de la filière médicale , aurait été retrouvée dans la filière alimentaire. Cela aurait été rendu possible par la modification de certificats d'abattages.
   Un peu moins d'un an après l'affaire Spanghero de Castelnaudary (Aude), et le scandale de la viande de cheval dans les lasagnes, une nouvelle affaire éclabousse la filière de la viande équine.
* Samedi, 21 Septembre 2013 Fête du cheval ce dimanche 22 septembre
Fête du cheval ce dimanche 22 septembre
A l'occasion de la Journée nationale du cheval, le Jardin d'Acclimtatation fête le cheval ce dimanche 22 septembre de 11h à 18h.
Au programme de la fête du cheval au Jardin : balades à poney, baptêmes en double-poney et à cheval, promenade en calèche mais aussi présentation des métiers et du savoir-faire de maréchal-ferrant, de sellier, de moniteur d'équitation, d'équithérapeute et de palefrenier.
Toutes les activités sont gratuites, venez nombreux au Centre Equestre !
24e journée du cheval : dimanche 22 septembre 2013

Les centres équestres ouvrent leurs portes dans toute la France
Les centres équestres de France ouvrent leurs portes au grand public le 22 septembre prochain. L'événement est d'autant plus important que l'équitation est le 3ème sport le plus pratiqué en France avec plus de 700 000 licenciés FFE. L'occasion pour chacun de visiter les clubs des environs.

Dans tous les départements, à la campagne, à la montagne, en bord de mer ou en ville, le cheval et le poney seront à la fête. Petits et grands, sans oublier les seniors, pourront (re)découvrir ce sport alliant nature et complicité avec la plus belle conquête de l'homme. Le réseau des clubs est particulièrement dense en France. Tout le monde peut trouver un club dans un rayon de 10 km de son domicile ou de son lieu de travail. Les centres équestres, poney-clubs, centres de tourisme équestre ouvriront leurs portes ce jour-là au grand public. De 14h à 17h, le 22 septembre prochain, l'équitation sera à l'honneur : baptême à poney, à cheval ou en attelage, promenades dans les petits chemins ou les allées forestières, spectacles équestres, visite des installations...

Le programme de la journée du cheval est varié selon les clubs. Il y en aura pour tous les goûts.

Pour trouver un club près de chez soi
* Le Télégramme Bretagne. Le cheval de trait a de beaux travaux devant lui
Transporter des enfants, entretenir des chemins de halage, distribuer le bulletin municipal... En Bretagne, on veut sauver le cheval de trait en lui donnant du travail. La Région a lancé un appel à projets pour encourager ces initiatives : une première en France.

C'est une première en France : la Région Bretagne a lancé un appel à projets pour "le cheval territorial". Derrière cette étrange appellation, ce sont des idées très concrètes qui sont arrivées sur le bureau du service Agriculture.
Ici, on compte faire tracter par un cheval de trait un minibus d'une vingtaine de places spécialement aménagé pour transporter les personnes âgées et handicapées résidant en établissements.
Là, ce sont les écoliers d'une petite commune rurale qui embarqueront à bord de l'attelage.
Ailleurs encore, on compte sur la force du trait breton pour tracter des engins d'entretien dans des zones difficiles d'accès, là où la faune et la flore doivent être préservées, ou sur les chemins de halage du canal de Nantes à Brest.
Le cheval pourra aussi aider au ramassage des ordures ménagères dans de petites ruelles où les camions-bennes ne passent pas, participer à l'arrosage des fleurs, ou même servir à la distribution du bulletin municipal...
Et parfois un peu de tout cela à la fois, sans oublier de passer du temps avec des personnes handicapées pour des séances d'équithérapie...

Déjà une douzaine de projets
En tout, une douzaine de dossiers ont été reçus, présentés par des communes ou des syndicats mixtes. Une dizaine ont été retenus et seront présentés fin octobre devant la commission qui décidera ceux qui seront aidés par une subvention allant jusqu'à 50% du projet, plafonnée à 25.000 euros.

Des races menacées
Et derrière ces initiatives, c'est peut-être la survie du cheval breton qui se joue. C'est en tout cas bel et bien l'objectif de la Région. Aujourd'hui, toutes les races de trait en France sont menacées, expliquent les services du conseil régional. Le cheval breton - quelques milliers d'individus - moins que les autres pour l'instant, mais les effectifs ont tendance à baisser. Or jusqu'ici, "l'Etat assurait une mission de reproduction de ces races via les haras nationaux à travers l'IFCE". Avec la réforme de l'Institut du cheval et de l'équitation, ce sera fini. "Au 1er janvier 2014, les étalons seront vendus", s'inquiète Michel Morin, le vice-président de la Région.

"Il est temps qu'on intervienne"
Du coup, les élus planchent sur un projet de GIP - un groupement d'intérêt public - pour prendre le relais des haras en ce qui concerne la reproduction des chevaux de trait bretons. "Mais la reproduction ne sert à rien s'il n'y a pas de débouchés", souligne Michel Morin. D'où l'idée du cheval territorial, ce cheval "par et pour les collectivités". Et s'il y a déjà des précurseurs, "si on n'aide pas à concrétiser cet usage du cheval de trait, cela restera embryonnaire". Et, martèle l'élu, "il est temps qu'on intervienne".

Les collectivités locales partantes
La proposition de la Région, en tout cas, a suscité l'intérêt des collectivités locales. "Au-delà des dossiers reçus, nous avons été très sollicités sur cette question", souligne Michel Morin. "C'est plus qu'une lame de fond". Du coup, un deuxième appel d'offres sera lancé en 2014. "Nous assistons à un retour du besoin, de l'envie cheval en général".

Journée du cheval ce week-end
Un intérêt qui devrait se retrouver ce week-end à l'occasion de la Journée du cheval. Une manifestation nationale, avec ses déclinaisons en Bretagne : ainsi, près de 100 centres équestres vont y ouvrir leurs portes au public. On pourra aussi aller à Corlay (22), pour voir des chevaux de trait en action à l'occasion des championnats de France d'attelage.
* Le cheval, jugé comme une espèce "naturellement vicieuse" 25-09-2013 Le Nouvel Observateur
C'est du moins la décision d'un tribunal américain dans une affaire d'enfant mordu par un cheval. La Cour suprême du Connecticut planche sur ce verdict.
Le cheval est une espèce naturellement vicieuse : c'est du moins le verdict d'un tribunal américain. La Cour suprême du Connecticut planche sur cette décision depuis mardi, comme le rapporte la chaîne News 12 Connecticut, reprise en français par le "Courrier International".
Les faits remontent à 2006. Un bambin tente de caresser un cheval derrière une clôture dans une ferme située à Milford (Connecticut). L'animal le mord au visage. Le propriétaire Timothy Astriab, qui n'était pas présent à ce moment-là, ne sait pas lequel de sa demi-douzaine de chevaux a agi. Les parents de l'enfant n'ont pas su le dire non plus. L'établissement comporte de nombreux panneaux "Ne nourrissez et ne caressez pas les chevaux".
Le père de l'enfant a poursuivi en justice le fermier. Il a perdu en 2010, la cour jugeant qu'il n'y avait aucune preuve que Timothy Astriab ait connaissance d'autres accidents avec ses chevaux. Mais en appel, une déposition parle des chevaux comme d'une espèce "naturellement encline à être vicieuse". L’enfant n’a pas été suffisamment mis en garde et protégé.
L'affaire agite la filière équestre : si le verdict du tribunal est confirmé, assurer les montures deviendra impossible. Entre élevage, chevaux en pension et cours d’équitation, le secteur rapporte 221 millions de dollars (163,5 millions d'euros) à l’Etat du Connecticut, note le Ct Post.
Timothy Astriab a assuré à la justice qu'en 28 ans, ses équidés n’ont mordu personne.
* Le Bien Public Le cheval de trait de retour dans la vigne 20/08/2013 Marie-Caroline Carrère
   Le cheval fait un lent retour dans les vieilles vignes et les grands domaines. Un couple de passionnés nous fait découvrir cette activité.
   Une bride dans chaque main, la pression et le pouvoir de traction du cheval se font sentir. La croupe en avant, il tracte une charrue ancienne dans les rangs d’une des vignes du domaine Chantal Remy. « En avant ! », « Holà ! », « à droite » : le mastodonte répond au doigt et à l’œil, mais surtout à la voix. Impassible, il enchaîne les rangs et fait demi-tour sur la route, indifférent aux touristes et curieux attirés par cette pratique insolite qu’est devenu le labour au cheval.
   Dominique Thallinger et Nadine Canivet se sont embarqués dans la folle aventure du labour à traction animale en fondant leur société équi-PrestaTerre en janvier 2013. Ils se sont lancés par amour du cheval, mais aussi de la vigne. Propriétaires d’ Obélix , un Comtois de 11 ans, et de Véga , 4 ans, ils travaillent dans les vignes dès que le temps le leur permet. « Nous facturons à la surface et non à l’heure. Nous ne souhaitons pas être pressés par le temps et préférons privilégier un labour bien fait dans le respect de la vigne et de l’animal », raconte Nadine.

Le cheval avant tout
   Dominique a toujours été dans le milieu équin. Cet ancien maréchal-ferrant fait tout de A à Z pour le bien-être de ses équidés : il les ferre, prépare leur nourriture avec un mélange spécial, les met au pré dans les grands espaces.
   « Dix domaines nous ont déjà été confiés », souligne-t-il. « Le marché existe vraiment, mais il est difficile de le pénétrer. Nous avons accepté des parcelles compliquées que d’autres ont refusées. » Le labour à cheval c’est d’abord la garantie de retrouver un sol sain.
   « Le cheval travaille la terre tout en douceur, il remet les sols en état et permet ainsi une meilleure nutrition du cep. Comme la terre est moins dure, les racines s’enfoncent plus profondément », explique Jean-Luc Rosier, du domaine Chantal Remy.

   « Contrairement à l’enjambeur, le cheval reste dans le respect de la vigne, il la violente moins et casse moins de ceps », constate-t-on au Domaine Mortais.

   Les propriétaires du domaine Jane et Sylvain ont recours au cheval « pour une partie du domaine où les vignes sont inaccessibles au tracteur. Il faut tenir en compte que financièrement ce n’est pas anodin », déclare un des propriétaires. Effectivement, avec un surcoût d’environ 1,60 € par bouteille, comparé au travail au tracteur, l’investissement n’est rentable que sur les bouteilles d’un certain prix.
   D’ailleurs, à moins d’être propriétaires de leurs propres chevaux, les vignerons ne confient que des petites parcelles. N’y voyez là aucune nostalgie. Si les viticulteurs qui réhabilitent le labour des vignes à cheval profitent du caractère folklorique de l’activité, ils y ont surtout recours pour les avantages techniques.

Plus d’infos sur :
www.equi-prestaterre.com
equiprestaterre@gmail.com
* L'Echo Républicain - Eure-et-Loir > Le Perche > Nogent-le-Rotrou 28/07/13 - Le cheval veut se faire sa place en ville
   La Société hippique percheronne de France, les syndicats de chevaux percherons et le Parc montent au front pour promouvoir l’utilisation.
   Lors de la restitution de l'étude sur le développement du cheval percheron en février 2011, les acteurs de la filière avaient quitté la salle des fêtes de Nocé avec la conviction d'avoir fait un grand pas en avant pour dynamiser la filière. Un grand pas aussi l'un vers l'autre pour construire un avenir commun. « Notre race ne pourra avancer que si tous, nous tirons dans le même sens avec le même objectif », avait insisté l'un des éleveurs. Dans cette dynamique, un schéma de développement de la filière cheval percheron a été élaboré pour la période 2011-2021 avec trois orientations majeures : coordonner les hommes et la filière cheval percheron, assurer un développement économique et renforcer le lien entre le cheval et le territoire du Perche. 32 propositions sont nées de cette stratégie.

Des services hippomobiles au c'ur des villes
   « L'urgence, c'est le développement économique, c'est vers cela que les premières actions sont orientées », souligne Camille Henry, responsable du pôle valorisation des ressources au Parc naturel régional du Perche, partenaire actif de la Société hippique percheronne de France, du Syndicat des chevaux percherons de l'Eure-et-Loir et du Loir-et-Cher et du syndicat ornais des chevaux percherons respectivement présidés par Lionel Blanchet, Josiane Mulowsky et Bernard Boblet. Le premier projet activé concerne la promotion et la valorisation du cheval d'utilisation. Il répond à la difficulté actuelle de trouver un cheval adapté aux nouveaux marchés d'utilisation dans trois secteurs : le cheval territorial utilisé en ville pour le ramassage scolaire, l'entretien des espaces verts, le ramassage des déchets (un cheval plus léger, au caractère sûr), le cheval de traction agricole ou de débardage, et le cheval de loisir monté ou attelé. Pour mener à bien ce projet "utilisation", la Société hippique percheronne de France a recruté une chargée de mission, Sandra Barre, en février 2013. La jeune femme est chargée de la coordination, de la communication notamment avec les collectivités locales et du développement du marché du cheval d'utilisation. « L'optique, c'est d'amener une plus-value sur le cheval pour que les éleveurs ne perdent plus d'argent. C'est une garantie et un atout de plus pour la vente », note Camille Henry.
Jocelyne Legros
* La longueur de la queue du cheval de trait belge fait débat - 10 juillet 2013  André Vergotte, éleveur, au micro de Jérémy Giltaire
   La question divise depuis des années les amoureux du cheval de trait belge et les défenseurs du bien-être animal : faut-il interdire les chevaux écourtés de cette race, c’est-à-dire ces équidés auxquels on coupe la queue?
   Chez nous, 90% des chevaux de trait de race belge sont écourtés, une situation qui risque d’évoluer puisqu’un projet de loi est sur le point d’être déposé au Parlement, ce jeudi 11 juillet. S’il passe, ce texte interdirait tout simplement à ces chevaux écourtés toute participation aux concours et expositions.
   Pourtant la pratique ne date pas d’hier puisqu’au Moyen-âge déjà on écourtait les chevaux, surtout ceux qu’on utilisait pour le travail des champs, pour éviter que leur appendice ne se prenne dans les lanières ce qui, le cas échéant, rendait l’animal incontrôlable voire dangereux.

L’hygiène
   Aujourd’hui le tracteur a remplacé le cheval de trait mais, si la tradition de l’écourtage demeure, la raison est loin d’être anodine. Le cheval de trait n’a pas, comme son "cousin", la faculté de lever bien haut la queue et la placer de côté quand un besoin se fait sentir.
   Résultat, déjà en temps normal, mais, à fortiori, quand il souffre de diarrhées, les excréments se répandent dans la queue, une situation fort peu hygiénique qui, de plus, peut dégénérer en irritations avec la présence de bactéries.

De belles fesses
   La dernière raison est d’ordre physique et esthétique. Il est évident que ce qui impressionne sur ce type de bête ce sont ses fesses puissantes et arrondies, sa croupe et puis le jarret et couper la queue met tout simplement en valeur ces points de l’anatomie du cheval de trait belge.
   Reste une question à trancher : ce cheval souffre-t-il d’une telle opération ? Non, selon un éleveur puisque c’est un vétérinaire qui réalise cette opération proprement, sous anesthésie et sous médication antibiotique, pour éviter tout problème d’infections.
   La grande crainte des éleveurs est que le passage de la loi conduise à la disparition pure et simple de la race "cheval de trait belge". Alors oui, c’est un peu court, mais c’est cela ou c’est (plus) rien ! Ecoutez ci-dessus ce qu’en pense André Vergotte, il élève une quinzaine de chevaux de cette race à Hennuyères, dans la commune de Braine-Le-Comte, il a donné son point de vue à Jérémy Giltaire.                                                               Vincent Clérin

La Lettre : En France ou les effectifs de nos neuf races sont de beaucoup supérieurs à l'élevage belge, aucun cheval n'a la queue coupée.
   Ce respect de l'intégrité de l'animal va de soi. La queue est un artifice qui participe à la beauté et à l'équilibre esthétique du cheval.
   C'est un chasse-mouches indispensable. Pour s'en convaincre il suffit d'observer les nuées de ces insectes qui importunent en continu nos chevaux.

   Quant à l'hygiène, c'est une "histoire belge".

   Actuellement en France, on remarque certains chevaux qui ont la queue coupée. Ce sont des chevaux importés de Belgique.

La Lettre mène campagne contre.

* Ouest-France / Bretagne / Lannion / Hengoat /21-06-2013 Guy Le Corfec président du Syndicat du cheval Breton - Trédarzec
   Depuis huit ans, Guy Le Corfec, l'éleveur de Trédarzec, était vice-président du Syndicat du cheval Breton, dont le siège est à Landivisiau. À 66 ans, il vient d'être élu président. « Je prends l'affaire en pleine mutation. Les haras disparaissent pour être remplacés par les Groupements d'intérêt public (GIP) en pleines discussions. Et en prime, le commerce n'est pas bon », confie Guy Le Corfec. « Les Instituts Français du cheval et de l'équitation (haras) resteront prestataires de services. »
   L'agriculteur à la retraite a accepté de relever le défi. « J'ai un agenda de ministre, avec des réunions, aux quatre coins de l'hexagone. » Le Syndicat du cheval Breton enregistre plus de 4 000 pouliches, poulinières et étalons sur tout le territoire. Le GIP en cours de création, réunira les conseils généraux de Bretagne, et ceux du Sud Ouest jusqu'aux Pyrénées. « Toutes les régions où il y a des chevaux Bretons ». Mais aussi les deux syndicats mixtes de Lamballe et d'Hennebont et le Pays de Lorient.

Des « Feux de l'amour » de 800 kg
   Guy Le Corfec se trouve à la tête d'une organisation tentaculaire qu'il aborde, bénévolement, « sauf mes frais de déplacements », avec beaucoup de sérénité, liée à sa compétence et ses connaissances de la race. Une vie consacrée, en famille, à l'élevage et la valorisation du cheval Breton. L'époque du « Cheval d'orgueil » de Pierre Jakez Hélias, est révolue.
   Si les passions sobres font les hommes communs, Guy Le Corfec est de ceux-là. Une personnalité forte, qui vit intensément et discrètement sa passion pour ses ami(e) s de 700 et 800 kg. Un oeil sur l'ordinateur, Guy Le Corfec, voit défiler une quinzaine de courriels. « Tiens ! Encore une réunion mardi au Ministère de la culture... »
   Dommage pour la vie tranquille de retraité. Mais l'homme n'est pas du genre à rester devant la télé. Ses « Feux de l'amour », sont auprès de ses pouliches et poulinières. Et désormais, il en a 4 000. Sans compter celles qui font les belles au Brésil. Des Trédarzécoises exilées.
 
* Le Nouvelle observateur - Le cheval bientôt considéré comme un animal de compagnie ? 18-06-2013
   Brigitte Bardot, qui milite pour empêcher la consommation de viande de cheval en France, a reçu le soutien inattendu du député Nicolas Dupont-Aignan.
Conséquence du scandale de la viande de cheval, Brigitte Bardot a annoncé, ce mardi 18 juin, bénéficier du soutien du député de l'Essonne, Nicolas Dupont-Aignan, qui veut empêcher la consommation de viande de cheval en faisant passer son statut légal d'"animal de rente" à celui d'"animal de compagnie".
   "Alors qu'il est considéré comme animal de compagnie par beaucoup [...], le cheval est pourtant, à ce jour, toujours assimilé à un animal de rente dont le destin final est l'abattoir", alors qu'il peut représenter "un véritable soutien physique et psychique de l'homme", estime le député dans l'exposé des motifs appuyant la proposition de loi qu'il s'apprête à déposer.
   "Rien ne différencie plus" le chien, qui a le statut d'animal de compagnie, d'un cheval, qui est tout à la fois un "outil de travail, [...] un bien commercial, [...] un agrément pour l'humain " et "un compagnon de loisir et de compétition", argue Nicolas Dupont-Aignan.

"Trafic immonde"
   Birgitte Bardot, fervent défenseur des animaux, lance donc un appel à l'aide pour "faire passer cette loi si importante [...] afin de mettre définitivement un terme à toute cette horreur". "Que la plus noble conquête de l'homme retrouve la dignité qui lui est due", conclut l'ancienne actrice.
   Elle réagissait une nouvelle fois au scandale de la viande de cheval après la diffusion la semaine dernière sur France 2 d'une émission d'"Envoyé spécial" consacrée notamment à la filière de la viande équine.
   Ce trafic immonde [...] met en danger la santé du consommateur auquel on fait ingurgiter d'infâmes bouillies d'abats [le "minerai", NDLR], de déchets porteurs parfois de toxines comme la trichinose", souligne-t-elle encore.
   Dans un sondage Ifop de mars 2013, rappelle-t-elle, 64% des Français se disaient favorables au changement de statut juridique du cheval afin de lui éviter de finir à l'abattoir.

La Lettre
: Quand nous avons pris connaissance de cette information à laquelle nous avons réagi spontanément en souhaitant nous y opposer.
Nous avons réfléchi sous l'éclairage de nouvelles évolutions dont nous n'avons pas été informées. Nous avons changé d'avis. La prudence et une certaine forme de fainéantise nous incitent à nous cantonner dans nos activités habituelles.

 
* L’accident de cheval à Genech aurait-il pu être évité ? 10/06/2013 Par CÉDRIC GOUT
   La tragique chute de cheval qui a coûté la vie à une directrice d’école de Pont-à-Marcq, dimanche après-midi à Genech (lire également ci-dessous) en marge du concours d’attelage de l’Association des Amis du cheval, est un accident très rare dans le monde de l’équitation. Mais les circonstances imposent de rappeler les règles de sécurité dans la discipline. Pour la présidente du Comité régional d’équitation, Edith Cuvelier, le port de la bombe aurait peut-être pu sauver Pascale Haesbrouck.
   Pendant plus d’une demi-heure, les secours se sont affairés au-dessus du corps de cette dame de 50 ans, jusqu’à ce que l’expression de leurs visages suffise à comprendre l’issue malheureuse de tous leurs efforts. Leurs visages, et ceux des proches de la victime. Mais ce drame qui laisse une famille dans le deuil ne doit pas occulter les raisons qui font que cette femme de 50 ans, qui était groom d’un meneur (coéquipière) et technicienne d’attelage, a perdu la vie. Lorsque l’accident est survenu, la victime n’avait malheureusement pas respecté toutes les règles de sécurité dans l’équitation.
   La cavalière est montée sur ce cheval de trait réputé calme, à cru, sans avoir au préalable coiffé sa bombe, ni passé de licol à l’équidé. L’animal avançait au trot quand, apparemment, un bruit lui a fait peur. Le cheval est parti au galop et Pascale Haesbrouck n’a pas réussi à le calmer. Certains voudraient expliquer ce défaut de maîtrise par un malaise qu’elle aurait fait avant de chuter. Cela ne nous a pas été confirmé.
   Pour Edith Cuvelier, « on n’est jamais trop prudent : le risque est toujours là où on ne le pense pas ! Ne pas porter de bombe, c’est comme faire du VTT ou du ski hors piste sans casque. On s’expose à un risque. Et le cheval sur lequel cette dame est montée, même si c’était un brave cheval, calme, reste un animal qui peut avoir une réaction inattendue. »
   La présidente du Comité régional d’équitation, basé à Villeneuve-d’Ascq, rappelle donc quelques bases. « Le port du casque trois points aux normes européennes est l’équipement de base. Mais il n’est pas légalement obligatoire. Le port de la bombe est imposé aux adolescents dans les centres équestres, mais les adultes font ce qu’ils veulent. » Par ailleurs, une bombe est comme un casque de moto : une fois qu’elle a été accidentée, il vaut mieux en changer pour une neuve. « La protection céphalée est essentielle », maintient Edith Cuvelier. Le port de la bombe aurait donc peut-être sauvé l’enseignante de Pont-à-Marcq, décédée des suites d’un gros traumatisme crânien.
   D’autres équipements sont souhaitables, estime Edith Cuvelier. « Une protection supplémentaire est souhaitée lors de cross avec passage d’obstacles en extérieur et quand on est dans une situation de débourrage de jeunes chevaux à risques. Mais encore une fois, ce n’est pas obligatoire. »
   La présidente veut également insister sur un aspect différent de l’équipement, qui est celui de la formation. « Les gens qui pratiquent l’équitation doivent être formés par des personnes compétentes. Aujourd’hui, un certain nombre de personnes enseignent l’attelage, mais ne sont pas formées pour… Il faut toujours se faire former par des gens qui ont les diplômes requis. »

dimanche 05 janvier 2014