Trait Auxois
Trait du Nord

2013

 


Trait Auxois volant
Tap à l'Oeil à Clément DUPAQUIER

* Le tour des neuf races de chevaux de trait :
   Les actualités internationale et nationale ont de grandes conséquences sur les activités qui intéressent directement la continuité de l'élevage des chevaux de trait.
   Avant d'entrée dans le détail « travaille » il faut au préalable établir un constat des réalités physiques et psychiques des neuf races de chevaux de trait.
   Les autres races seront survolées pour ouvrir la porte à la suite des opérations qui devraient permettre de remettre nos races en marche vers un avenir plus positif.
   S'il y a un avenir économique pour le cheval de trait, il passe par un retour rapide à des postes qu'il peut tenir.
   Deux conditions : la collectivité doit l'organiser. Les responsables des races doivent être fermement informés sur la qualité au minimum et indispensable qu'elles doivent produire.

   Un choix mécanique approprié doit être proposé.


Nelly à Saulieu (21)

* Le trait Auxois :
   Les trait Auxois et Trait du Nord ont beaucoup de points communs. Cette particularité permet d'échanger des reproducteurs sans que cela crée un problème.
   Le trait Auxois jusqu'en 2013, présente une bonne homogénéité hérité d'un mélange harmonieux provenant tout d'abord de l'ancien trait Bourguignon et du trait Ardennais puis du Trait du Nord.
   Cette race est d'un bon poids et volume. Certains éléments plus légers peuvent être destinés à effectuer des activités de traction.
   C'est le cas de Nelly que je vous présente en photo. Elle est utilisée avec bonheur dans les rues de Saulieu.

Nos anciens nous ont légué une race très présentable.

   Le concours national est toujours très instructif à observer. C'est là où l'on peut constater la politique suivie (ou son absence) et éventuellement les changements ou non.
   Au concours national de 2012 à Semur-en-Auxois, on a pu constater un véritable envahissement par des reproducteurs directement importés depuis la race Trait Belge élevée en Belgique.
   Tous correspondaient à ce qui est strictement sélectionné au concours national belge.
   C'est-à-dire un animal très grand, très gros, très lourd. Exactement ce qu'il faut pour impressionner un « parisien ». Il voit un animal éléphantesque, force de la nature et increvable.
   La réalité est tout l'inverse : son excès de taille est une gène.

   Il est particulièrement difficile de monter sur un dos trop haut. Idem pour en descendre sauf si le cheval a devancé la manœuvre. Pour la traction, il faut prévoir de nombreuses relèves. Pour déplacer son propre poids, le cheval dépense une énergie qui manquera au moment de la traction utile.
   Un détail très important qui pourrait valoir à la corporation de faire l'objet de campagnes par des officines qui recherchent à exister par la pratique du scandale.  L'ablation de la queue livre ces pauvres chevaux aux attaques des mouches. La corporation a d'autres choses de plus utiles à faire que de devoir subir la vindicte populaire. Le pire est que pour une fois Lettre du cheval de trait n'hésitera pas à accentuer le reproche de mauvais traitements d'animaux.

   Retirer la queue à un cheval est INTERDIT en FRANCE.

C'est respecté partout sauf …

- Amélioration de la génétique :
   Il est intéressant et même conseillé d'incorporer dans une race trop consanguine, des sangs étrangers. C'est la seule façon de résoudre ce problème.
   Cette opération doit faire au préalable l'objet d'une réflexion en vue de déterminer les futurs formats qui seront recherchés voire sélectionnés à partir des nouveaux produits obtenus.
   Les formats Trait Belge qui pourraient convenir sont toujours disponibles dans l'élevage du Trait Belge et Hollandais. Il faut pour cela éviter la normalisation constatée au concours national de cette race. Il est approprié d'aller faire son choix dans le tout-venant. C'est-à-dire dans les concours locaux ou la variabilité des chevaux présentés est beaucoup plus importante.

- Conclusion :
  En France s'il y a des amateurs du Trait Belge, ils peuvent créer une annexe française.
  Restent à eux de respecter la législation européenne et française en la matière. Et surtout respecter impérativement l'animal dans son intégrité : PAS DE QUEUE COUPÉE.

-ooOoo-

* Le Trait du Nord :


   C'est un cheval de bons formats plutôt grand mais sans excès. Comme tous les chevaux à sang froid, son calme est une de ses principales qualités.
   Son origine est commune avec le Trait Belge et Hollandais. Son élevage séparé propose un format type 2013 plus léger, plus harmonieux avec des robes plus diversifiées que son cousin éloigné belge.
   Il y a quelques années, une écurie avait fait sa spécialité de produire un format un peu plus léger. Sa commercialisation avait tout de suite affirmé que c'était un bon choix.
   Cette écurie a depuis disparu. Ses produits se sont éparpillés.


Azalée du Bocage à André LEFEVRE.

   Au national 2012 j'ai repéré un poulain qui m'apparaît comme disposant d'un physique plus aérien. Je vais le surveiller afin de constater une fois atteint son format adulte que ma prévision est exacte.
   Sauf à être un vieil éleveur chevronné, il est très toujours difficile de deviner l'avenir physique d'un poulain.
   Comme le Boulonnais son physique ne le prédispose pas à être intéressant pour une production bouchère. Son ossature est beaucoup trop lourde par rapport à la viande utile.
   Son avenir passe par un affinement de son physique et la création d'activités de traction animale de force et de bonne vélocité. Le Trait du Nord est plus grand que le trait Ardennais.

   Ces nouvelles techniques sont pour l'instant balbutiantes. Elles demandent à être sérieusement précisées et encadrées en urgence.

Prochaine race étudiée : le Cob Normand.

jeudi 11 juillet 2013